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  • Gare au gorille.

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    kingkong.jpgY'a des jours, j'ai envie d'être un homme.

    Pas un tout petit, chisclet, sensible, et qui plaît aux dames non: une baraque.2 mètres et des brouettes, 120 kilos ou plus, je ne me rends pas compte, des bras et des cuisses comme des poteaux télégraphiques et des mains, enfin pas des mains, des battoirs à linge comme ceux qu'utilisait ma grand-mère quand j'étais petite et qu'on allait laver le linge au lavoir.

    A la limite, je voudrais bien être Mouse, le tueur dans les bouquins de Walter Mosley. Petit et méchant et qui tue si tu le respires pas dans le bon sens.

    Enfin, un type quoi, avec presque de la bave au coin des lèvres. (J'ai une vision assez étrange de la virilité.)

    Je voudrais voir l'effet que ça fait, aller discuter dans les différentes administrations, ne pas comprendre ce qu'on me dit et porter sur le visage: "si vous m'expliquer pas mieux, j'écrase vos faces de rat sur le comptoir pour vous apprendre à vous exprimer correct". Et puis, de temps en temps, simplement laisser tomber ma main comme par hasard sur les gens qui me fatiguent trop les neurones.

    C'est vrai qu'avec mes 52 kilos toute mouillée…enfin 53…54... Vous voyez que vous en profitez que je sois pas le baveux décrit plus haut ! Bref, je ne me sens pas réellement crédible à aller traiter le fonctionnaire des impôts de face de rat humide.

    Enfin imaginons: je me balade dans la ville, je marche sur le boulevard et hop, celui qui me revient pas, je l'étale. Hop, ma main qui balance un peu trop et c'est plus sur le boulevard Royal que je me promène mais sur celui des Étalés ! Je laisse derrière moi un sinistre paysage qui force le respect de ceux qui sont devant: une traînée d'humains allongés bien en parallèle parce que j'ai un certain respect pour la symétrie.

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