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La lettre de mh,

  • Jour de viande… ou angoisse préhistorique.

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    Vieille note quoi=>(Note du 16/09/09 mais c'est l'automne et j'ai pris froid...)

    Ce matin, vêtue de mes peaux de bêtes les plus fines et armée du gourdin habituellement dissimulé dans les fourrés qui masquent l'entrée de ma caverne, j'attends le visiteur annoncé par les signaux de fumées de ma voisine Argaoum. (sic)

    L'angoisse monte, il fait un froid de chien baltique, pourtant des gouttes de sueur perlent à mon front. Argaoum n'est pas experte en signaux de fumées (râle pas Argaoum, c'est vrai) mais ils avaient la consistance de ceux qui annoncent le redresseur d'impôts ou la meute de loups affamés.

    Si vous étiez attentif à mes propos et aux péripéties d'une vie de mh, vous vous demanderiez, pourquoi cette pauvre enfant revêt ses atours tannés de frais et courts coupés pour accueillir l'inconnu menaçant. Sachez, mesdames et messieurs, qu'en ces temps préhistoriques, lorsque vous êtes une fille seule à chasser le bison avec les copines, il faut savoir saisir l'occasion de confier les tâches les plus ardus au moindre dominant de l'espèce qui se présente. En ces temps obscurs, il y a moins de risques à agencer la déco de la caverne ou à cueillir des bais en vous faisant lutiner par Nestor- homme malin et végétarien- qu'à courir après les protéines.

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  • Graine d’ANANAR !

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    medium_arton26.jpgJ’étais en noir.
    Une jupe courte sous le soleil.
    Les montagnes avaient cette couleur bleu-brume qu’elles prennent par beau temps.
    Le monde attendait devant la maison.
    Bien sur je ne pleurais pas. Ma sœur non plus. Cet air comme ça de tenir les émotions en exil ; de qui le tiendrait-on ?
    Les enfants vadrouillaient dans ce ramdam, stoïques et curieux, la lignée terrible. Ils avaient dormis au-dessus de leur arrière grand-père dans sa boite, tandis qu’en bas les filles veillaient leur père. Enfin non lui, il n’étais plus là. Cela se voyait qu’il n’était plus dans sa peau.

    Comment auraient-elles pu lui éviter l’église ? Et où on l’aurait rangé au cimetière ? Paquita, sa femme était dans la terre sous une croix en face du champs de blé comme elle souhaitait. Lui il voulait un caveau, pour tout le monde. Il fallait bien quelques concessions de part et d’autres !

    Ils sont venus avec leurs drapeaux. C’était un vieil espagnol avec un sale caractère mais aussi un vieux combattant : sa carte de résistant, il l’avait. Donc ils sont venus avec leurs drapeaux comme du bout des lèvres.

    A l’église, vivant, il n’y entrait pas. Il attendait devant. Ou parfois pour les grandes grandes occasions, il se mettait dans les bancs du fond. Attention pas au milieu : au bout du bout du banc le plus près de la porte !
    Ma sœur et moi chantions dans la chorale vu que l’autre grand-père, celui qui habitait face à l’église, avec la religion il rigolait pas une seconde.

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  • Gare au gorille.

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    kingkong.jpgY'a des jours, j'ai envie d'être un homme.

    Pas un tout petit, chisclet, sensible, et qui plaît aux dames non: une baraque.2 mètres et des brouettes, 120 kilos ou plus, je ne me rends pas compte, des bras et des cuisses comme des poteaux télégraphiques et des mains, enfin pas des mains, des battoirs à linge comme ceux qu'utilisait ma grand-mère quand j'étais petite et qu'on allait laver le linge au lavoir.

    A la limite, je voudrais bien être Mouse, le tueur dans les bouquins de Walter Mosley. Petit et méchant et qui tue si tu le respires pas dans le bon sens.

    Enfin, un type quoi, avec presque de la bave au coin des lèvres. (J'ai une vision assez étrange de la virilité.)

    Je voudrais voir l'effet que ça fait, aller discuter dans les différentes administrations, ne pas comprendre ce qu'on me dit et porter sur le visage: "si vous m'expliquer pas mieux, j'écrase vos faces de rat sur le comptoir pour vous apprendre à vous exprimer correct". Et puis, de temps en temps, simplement laisser tomber ma main comme par hasard sur les gens qui me fatiguent trop les neurones.

    C'est vrai qu'avec mes 52 kilos toute mouillée…enfin 53…54... Vous voyez que vous en profitez que je sois pas le baveux décrit plus haut ! Bref, je ne me sens pas réellement crédible à aller traiter le fonctionnaire des impôts de face de rat humide.

    Enfin imaginons: je me balade dans la ville, je marche sur le boulevard et hop, celui qui me revient pas, je l'étale. Hop, ma main qui balance un peu trop et c'est plus sur le boulevard Royal que je me promène mais sur celui des Étalés ! Je laisse derrière moi un sinistre paysage qui force le respect de ceux qui sont devant: une traînée d'humains allongés bien en parallèle parce que j'ai un certain respect pour la symétrie.

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  • La dissolution

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    dissolution.JPGLa radio crie dans mes oreilles, je vais l’éteindre. J’ai passé ma soirée à répondre au téléphone et à user mes yeux sur l’écran. Je me serais bien laisser tenter par le film chinois qui passait au cinéma en bas mais non, une vieille flemme.

    Le silence relatif de la matinée m’appartient. Voilà, je m’offre un cadeau, écrire, le téléphone décroché, le thé sur la table orange. Le temps de penser ou le temps de ne pas penser. Au choix. Je ne suis obligée à rien. Non rien ne m’oblige. Je me laisse guider par l’envie. J’écris. J’ai le temps pour poser quelques pensées et les offrir telles quelles. Pour qui est le cadeau pour moi ? Pour vous qui lisez les mots ?

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  • RubrikarOues: La liste. (Souvenir des années roller...)

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    846231566.jpgDepuis que je me véhicule sur 8 petites roulettes :
    - J'ai grossi.
    - J'ai d'autres muscles.
    - Je réfléchis à l'évolution de la roue à travers les siècles.
    - J'ai compris que la mécanique c'est: se salir les doigts, et démonter des tas de trucs pour les remonter moins bien.
    - J'achète des barres énergétiques pour sportive.
    - Je ne vois plus 1, non 2, non 3 non…. Ex ami (e) (s)
    - Je vois tout un tas d'autres personnes avec qui, la plupart du temps, je parle de roues.
    - J'ai enrichi mon vocabulaire.
    - J'ai rencontré des gens très fiers des traces qu'ils laissent sur le trottoir.
    - Je suis tombée 5 fois en chaussettes dans des escaliers les rollers à la main.

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  • La maison derrière la vitre.

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    hommeplage.gifJ'ai longtemps rêvé de maison.
    J'ai, dans ma petite chambre d'étudiante en son temps, puis dans mes studios parisiens, toujours imaginé les maisons où, plus tard, je me voyais vivre.
    Pour étayer mes rêves, je pillais les bibliothèques de tous les livres de décoration. Je me ruinais avec un plaisir extrême, en revues luxueuses, pleines du "chez soi" des autres, de bois précieux, de cuisines splendides.
    Les deux premiers romans que j'ai tentés d'écrire et surtout de finir, se nourrissaient de bâtisses anciennes retapées, et de jardins. Je créais là, ce que je ne pouvais ou ne savais créer ailleurs. Mes héros ou héroïnes y vivaient à tel point ! Je pouvais, dans mes mots, soigner une décoration issue de mes lectures et de mes rêves. J'habitais à la fois les maisons et l'histoire. Je me sentais chacun des personnages.
    Être à la fois une maison et un jardin, être un vieil homme et son exil, être les montagnes, la fuite, la joie, la violence, la mélancolie, la colère.
    Un moment, J'ai cru devenir amoureuse d'écrire, puis j'ai compris que j'habitais mes mots, que là se trouvait ma demeure.
    J'ai abandonné les livres et les revues que je feuillette désormais plus légèrement.Je ne m'inquiète pas de celle que jamais sans doute je ne construirais puisque je tente de la bâtir en moi. Mes mots devenant le reflet de ma propre architecture.
    J'ai passé des heures à rêver. J'ai passé des années à tenter de construire mes histoires.

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  • les juges viennent de mars et les sarkozystes de ?

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    martien-r%C3%A9tro-9572718.jpgFranchement, on a envie de lui dire de fermer sa bouche. Il faudrait des juges "de droite" pour juger des mecs "de droite" et des juges "de gauche" pour juger des mecs "de gauche" ??? Et si on tombe sur un martien tueur de mamie il faudra dégoter un juge martien ?????
    Donc "ta bouche" : https://www.mediapart.fr/journal/france/041215/nicolas-sarkozy-demande-la-recusation-de-la-juge-claire-thepaut

    mh,

  • Revue de net au thé

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    L'internet bien lent ce matin, mais allons: petit tour du coté des autres et ce qu'ils écrivent.
    Bonne lecture.

    Sur le yéti BA parle de foirage et d'Europe

    un type énervé:"Les dirigeants français devraient être traduits en justice pour haute trahison"

    Sans aucun rapport, une bande de couteaux suisses de la calédonie nouvelle.

    Pour ceux qui en douteraient encore, c'est quand même le gros bordel: En Turquie, le #SilvanUnderAttack des pro-Kurdes craint d'être éclipsé par les attentats de Paris

    Se bouger le luc: Révolution climatique au Danemark, qui veut réduire ses émissions de CO2 à zéro d’ici 2050

    les Français sont des boeufs dixit de Gaulle oui non si ? Seul un Français sur cinq estime que le changement climatique impactera notre consommation

    mh, avant tarte aux pommes.

  • Conjonctions ou mauvaises pensées.

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    Il ne faut pas, je ne devrais pas, c’est bien trop simple, c’est même probablement très bête
    mais
    après le décompte des morts du vendredi 13, j’ai osé penser « à qui profite donc le crime ? »
    La conjonction des évènements me hérisse le poil.
    Ces morts, cet état d’urgence, cette conférence mondiale sur le climat, celle que l’on dit de la dernière chance, celle où il faudra prendre des décisions, celle qui ne ravira aucun pays du premier cercle, celle que la société civile s’efforce depuis longtemps de préparer au mieux pour peser dans la balance, ces centaines d’associations dans le coup.
    Ces manifestations annulées.
    Arrête de penser, tu poses tout, tu ne retiens rien ; juste que le zèle à utiliser ces tristes évènements pour servir des desseins répressifs, finit par me sembler suspect.
    Je me souviens d’une mini manifs pour Julien Coupat, alors enfermé à la santé, la mini manif d’une petite centaine de personnes devant la santé et la « foule », je dis bien la « foule » de policiers « robocopés » sur l’avenue du général Leclerc dans le XIVe avec des « chars anti-émeute » des « canons à eau »  sur une bonne moitié de l’avenue.

    De qui ont-ils VRAIMENT le plus peur : Des terroristes de Daech ou des écolos des villes et des champs ?

    Traitez-moi de paranoïaque, mais la peur n’est pas que de notre côté. 
    Je maintiens que je n’aime pas la concordance des faits.

    Bientôt nous votons.
    Certains regrettent une France rassise et vont le dire.

    mh,

     

    Arret sur image: la bonne longueur...