Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Journal Macronique

  • Le suicide de Zweig - Journal Macronique.

    C’était au surlendemain d’une élection, dans mon quartier parisien, près de la place Denfert. Je revenais de la bibliothèque, j’allais vers l’avenue du Général L.. Je descendais la rue dont Agnès Varda a fait un documentaire : « Daguerréotypes ». Je voyais des gens s’y promener, d’autres y faire leur marché. Le ciel était à peine gris.
    Soudain est tombée sur moi l’impression d’évoluer au milieu de statues de cire.
    Des habitants de la ville, plutôt bien nés, enfants, parents grands-parents et leurs promenades de gens biens nés. Je me demandais ce que j’étais, là, si j’étais moi aussi de cire. De ceux qui ne sont plus en mesure de « voir », qui semblent figés dans une étrange déambulation mécanique, imperturbables, très correctement habillés et nourris, quelques courses au marché, un verre au bistrot, le plat du jour au restaurant.
    Je me suis sentie étrangère puis j’ai eu peur d’être ça que je ressentais ou d’aspirer à l’être et, à nouveau, je me suis sentie étrangère.
    Je n’étais pas chez moi. Je ne savais pas où était ce « chez moi ».
    Peut-être est-il au milieu de ces jaunes qui défilent, qui râlent qui cherchent, et trouvent quelque chose qui ressemble à une fraternité.
    Qui sont-ils que je ne suis pas ? Mon père a voté front national un temps, l’un de mes oncles aussi. Mon père, ce mort, étrangement raciste avec l’idée de l’étranger, mais aimable avec ceux qu’il connaissait.
    J’étais enfant quand, par une nuit de tempête alors qu’une cheminée venait chez nous de s’écrouler, éventrant notre toit, cet homme courant d’une urgence à l’autre, trouvait le temps d’étendre les bâches, de vérifier les alentours et de porter secours et couvertures (militaires) aux gitans réfugiés dans le lavoir tout proche.
    Il était bien le seul.
    Ils étaient alors dans le village ce qu’il y avait de plus étranger et de plus susceptible de lui déplaire.
    Tous les arbres tombaient au bord de l’Adour, tandis que nous restions terrées dans nos lits attendant la fin du monde, et qu’il courait.
    Ce soldat qui a fait l’Indochine en devançant l’appel à 18 ans puis les guerres qui ont suivi, qui tenait un cahier de rêves en guise de médication post-traumatique, arrosée d’alcool.
    Je n’ai saisi que très tard, vraiment très tard, que je n’étais pas en mesure de comprendre ce qu’il avait vécu. C’est une phrase à l’heure de l’apéritif qu’il lâcha à un de ces amis. Elle me frappa comme une révélation de ces horreurs : ses mains qui tenaient les intestins d’un copain et les Hmongs avec qui il se battait, qui pensaient que le foie d’un ennemi rendait fort…
    Moi, je me retrouvais là, dans cette rue, aspirant à une sorte d’aisance bourgeoise, par hasard.
    Je suis le fruit de tant d’histoires de guerres qu’il est miraculeux que je parvienne à en raconter des bribes.
    Le monde tombe. Chaque jour nous abandonnons quelques choses de nous-mêmes. Nous pensons que notre inaction est sans conséquence, que nous ne pouvons rien : des hommes se noient en méditerranée à vouloir atteindre nos frontières. Combien ? Ils sont l’Histoire que des livres raconteront à nos enfants. Nos femmes et hommes politiques nous baladent croyant fermement à la justesse de leurs actions restreignant jour après jour nos libertés. Et nous buvons les paroles de médias souvent serviles comme s’il tombait de l’or de leur bouche.
    J’ai pensé alors au suicide de Zweig. Il me semblait comprendre pourquoi le seul choix possible dans un monde bouleversé après le suicide de tant d’amis, et la fin de son pays, pouvait être la sienne.
    Nous n’apprenons rien, nous marchons sans scrupule sur les os de nos morts. Nous commémorons à grands flonflons des victoires sur un ennemi ressemblant étrangement à ce que nous devenons pour d’autres,
    comme nous,
    humains…

    mh,


    Les amis suicidés de Zweig: Ernst Weiss suicide 14 juin 40, Erwin Rieger,(25 novembre 40)
    Ernst Toller suicide californie 22 mai 1939
    Walter Benjamin (26 septembre 1940 Port Bou)

    “Daguerreotypes” Agnès Varda https://www.cine-tamaris.fr/daguerreotypes/

    Concernant ce que j'ai pu comprendre sur les Hmongs, sans doute ai-je été troublée par une horreur rétrospective mais pour creuser: LE CHAMANISME DES HMONG Guy MORÉCHAND 

     

    Et sinon:
    Le monde, 11 juin 2019: A Paris, des classes moyennes en voie de disparition

     

    Catégories : Journal Macronique 0 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • Ode à la "Grande Muette" - journal macronique.


    Il est troublant de constater que samedi après samedi les « casseurs » deviennent légitimes, pour une partie de la population et nombre de manifestants.
    Les pouvoirs accordés aux forces de l’ordre, leur mépris affiché de lois qui ne les arrangent pas (l’affichage de leur RIO par exemple) les lenteurs extraordinaires du traitement de leurs possibles exactions : cela écorne l’idée même d’une police au service de tous.
    Ses représentants avouent parfois une fatigue chronique qui pourrait être selon eux la cause des maladresses constatées par beaucoup sur le terrain.
    Cet aveu de faiblesse laisserait’ il place à une autre force : l’armée, vêtue depuis quelque temps d’une aura de probité auprès du président et d’une partie des français ?
    Les manifestants eux aussi ont parfois apporté plus de crédit au travail des gendarmes qu’à celui de la police.
    Pour rendre hommage à deux valeureux membres de la Grande Muette qui ont donné leur vie pour sauver 2 touristes qui, selon certains, n’en valaient pas tant que ça la peine, notre président a sorti la grosse artillerie.
    En cette période de crise jaune, il est bon de se rapprocher de sa plus grosse puissance de feu…
    L’utilisation de l’armée en matière de maintien de l’ordre a été abandonnée depuis longtemps. Espérons qu’il ne vienne pas à l’esprit de notre bon prez’ l’idée de faire appel à ses services pour réprimer de quelconques troubles populaires...
    En sommes-nous si loin ?

    mh,

     


    https://www.la-croix.com/France/Politique/methodes-police-cause-manifestations-1er-mai-2019-05-05-1201019767

    https://www.valeursactuelles.com/politique/1er-mai-face-aux-black-blocs-comment-emmanuel-macron-perdu-sa-legitimite-106551

    https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/454155338669845/

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/05/04/emmanuel-macron-lance-la-reorganisation-de-sa-securite_5458300_823448.html

     

    Catégories : Journal Macronique 0 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • France:Jaune - Manu: Vert / Balle de match ! (Journal macronique)

    Durant que la France s’adapte au jaune, notre président, se croyant encore maître des couleurs, s’essaie au vert.
    Alors que les élections européennes approchent, que son trône semble vaciller sous les coups de butoir persistant de révolutionnaires jaunes et têtus ; monsieur Macron s’aperçoit soudain de l’utilité de la biodiversité. La sixième extinction étant, elle aussi, « en marche », elle devient désormais sa nouvelle marotte.
    Il tente, la fleur au fusil, de rallier à sa cause les adeptes du « zéro déchets » et des trottinettes électriques que les pratiques de son gouvernement en matière de post-vérité et de maintien de l’ordre, n’auraient pas encore effrayé.
    Manu imagine encore, nous faire la démonstration qu’il n’est pas la moitié d’une andouille et qu’il n’est point de salut hors de son parti de marcheurs.
    Las, le moindre des « jojos » que nous sommes distingue la ficelle qui consiste à n’avoir aucune chance de perdre s’il se retrouve face à l’insupportable l’extrême droite.
    Le jeu douteux qu’il a entrepris risque de se retourner contrer lui et contre nous tous.
    Mes grands-parents d’Espagne ont eu, comme beaucoup, à souffrir de la saloperie fasciste. Alors, je voudrais poser là leurs couleurs, en rouge, en noir, en peine. Ne pas les arborer comme le symbole folklorique d’une histoire qui ne m’appartient pas. Mais les poser là, avec la colère et leur mélancolie d’exilés dont ils m’ont fait, moi aussi, l’héritière.


    mh,

     

    Huile sur toile de Franz Marc Renard bleu-noir (1911)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Renard_(tableau_de_Franz_Marc)

    https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-deja-commence

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/les-cinq-annonces-pas-forcement-nouvelles-d-emmanuel-macron-pour-la-biodiversite-147234.html

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070519/biodiversite-macron-contre-macron?utm_content=bufferf1b55&utm_medium=social&utm_source=Facebook_Page&utm_campaign=CM

    Catégories : Journal Macronique 0 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • La révolution - Journal macronique.

    La révolution jaune a rendu visible pour le commun des Français des abus qui ne l’étaient pas.
    Perpétrés sur des populations marginalisées, suburbanisées sur des « autres » qui subissaient en protestant à peine ou en embrasant des banlieues devant nos yeux ébahis, méprisants parfois. Ces abus ont finalement atteint petit à petit les « gêneurs », les syndiques, les politisés, puis les lycéens, enfin les manifestants.
    Rien n’a bougé. Les manifestants ont continué à s’élancer dans une sorte d’indifférence générale en manifestation comme à la promenade, puis tout le monde s’est tu de fatigue et de dépit.

    Alors, la révolution jaune est apparue aux carrefours. Grâce à un gilet et à une loi dite "écologique" écrite sur un coin de table; une sorte de miracle s’est produit: des retraités, des pauvres, des mères isolées, des conducteurs de diesel, des "racistes", des "cons", des "paresseux", des travailleurs, des étudiants, des "nous"… se sont retrouvés.

    Comme après une longue trêve: ils se sont reconnu  dans leur aspiration à vivre mieux, à ne plus subir, et tous ils se retrouvent dans ce qu’ils pourraient avoir en commun. Les syndicats n’y croient pas tous encore.  Ces humains si différents scellent ensemble une alliance incongrue en dehors des partis.
    Certains se réunissent sur des ronds-points, d’autres, lors de manifestations, il s’appellent entre eux « la famille ». Ils veulent tout.

    Cette fraternité brinquebalante va peut-être se briser. Pour l’instant, elle permet de tenir: samedi après samedi, ils sont là, ils résistent, ils mettent au défi les gros syndicats, ils réveillent une devise perdue de la France. Ils s’apprennent. Ils subissent aussi, ces pauvres, ces jaunes, ces peut-être « extrêmes droites », c’est « allez savoir extrême gauche », ces "rien du tout", ces “jojos”, ils demeurent la cible des bien pensants. Ils semblent à la fois être issue d’un vieux monde et entrer dans une réalité qui échappe à la mediature.
    Ils ont été éborgnés, matraqués, visés, empêchés. Cela les rend au fil des semaines plus forts, plus soudés.

    Nous y sommes.
    La révolution jaune a commencé.

    mh,

     

    Image: Buste à la chemise jaune, K. Malévitch, vers 1928-1932. Musée national de Saint-Pétersbourg, Russie

    Catégories : Journal Macronique 0 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • LA RÉVOLUTION JAUNE - Journal Macronique

    Le régime ayant subrepticement viré autoritaire, il semble que la jacquerie de ces derniers mois est à peine moins subrepticement virée révolution.
    La désinformation effarante diffusée par le gouvernement en place, la presque totalité des médias audiovisuels et ses députés au sein même de l’Assemblée nationale, nous place dans l’ère de la post-vérité chère à des régimes que nous traitions hier encore avec mépris.
    En regardant les vidéos des différents évènements prises par des liveurs journalistes autoproclamés avec raison, rendant efficacement une autre réalité visible, nous voyons des forces de l’ordre battre des hommes/femmes à terre, viser les têtes avec leur arme de guerre, utiliser plus que de raison des gaz… Comment feraient-ils cela sans en avoir reçu l’ordre ou pour le moins des contrordres précis, comme l’a fait le préfet Grimaud* en son temps.
    Des journalistes et des syndicats de journalistes, des syndicats de magistrats parlent de violences policières et judiciaires, les témoignages de ces débordements des fichages et autres joyeusetés sont relatés dans la presse. L’ONU et d’autres organes condamnent fermement ces violences, des journalistes sont convoqués à la DGSI, des plaintes en nombres sont déposées à la commission européenne.
    De quoi parle-t-on ?
    De répression
    Et
    d’une révolution jaune
    Explosant par petites touches sous nos yeux aveugles…

    mh,


    “Frapper un manifestant tombé à terre, c'est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu'ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés.”

    Lettre à la police grimaud. À lire là:
    https://sd-1.archive-host.com/membres/up/1151058893/divers/MGrimaud_lettre_29mai68.pdf

    Les “autres” journalistes, photographes et etc…
    Civicio: https://www.facebook.com/CIvicio18/
    Nnoman: https://www.facebook.com/NnoMan/
    https://www.facebook.com/taranisnews/
    https://www.facebook.com/Vecu.giletjaune/

    Plein d’autres

    Une émission du média hier:
    https://www.facebook.com/LeMediaOfficiel/?__tn__=%2Cd%2CP-R&eid=ARASY_nO3U_I4CM7tqH-OOVHAEWAmK_xP_zhlTZmG0Gonf8AUpDbiw4vswjITQ3anFLsgrnvz3BItdmh

    Et dites moi ce que vous voyez ailleurs.

    J'ai UN PEU abimé Kandinsky (Jaune rouge bleu) certes..........

     

    Catégories : Journal Macronique 1 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • Slogans agréés préfecture: Journal macronique

    Ce matin, un homme seul a été condamné à 8 mois de prison avec sursis,”180 heures de travail d’intérêt général, avec obligation de trouver un travail et de verser 500 euros à chacun des deux policiers qui ont porté plainte au titre du préjudice moral*” pour avoir hurlé à l’acmé d’une manifestation “suicidez-vous” en face des forces de l’ordre en armes et armures.
    Le condamné faisait partie d’une troupe lourdingue, avec pour seule protection foulards et sérum phy. avouant, en hurlant ainsi, leur impuissance à écarter de leur route les défenseurs assermentés de l’ordre dans la république.
    Croire que lesdits policiers allaient se pâmer sous l’outrage, mordre l’intérieur de leurs joues pour réprimer sanglots et malaises, c’est quand même prendre un peu les défenseurs de l’ordre pour des jonquilles.
    Las le procureur était chagrin: il a acté l’affront.
    En cette veille de premier mai, je propose de déposer en même temps que les parcours, une série de slogans normés, agréés par les autorités préfectorales ou accompagnés des peines encourues en cas de prononciation étourdie.
    Après s’être fait arracher l’œil par inadvertance (”bouyaca”) par la maréchaussée, il ne faudrait pas que les manifestants du jour se trouvent après fichage au sein de l’hôpital où ils auraient l’audace de se faire soigner, de surcroît, poursuivis pour outrage parce qu’ils auraient, entraînés par une foule inconséquente, prononcés des paroles infamantes pour la troupe…
    Manifestant ainsi dans une sérénité toute préfectorale, la FRANCE, pourrait alors DÉFILER EN PAIX !

    Spéciale dédicace à not’ bon prés’: Manu, le rassembleur............

     

    mh,

     

    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/04/30/un-gilet-jaune-condamne-a-huit-mois-de-prison-avec-sursis-pour-avoir-crie-suicidez-vous-a-des-policiers_5456517_1653578.html

    Slogans récents: http://www.slogans-manifs.fr/cat/3/anti-police-crs

    https://albruxelles.wordpress.com/slogans/

     

    L'image viens de

    Catégories : Journal Macronique 1 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • “On ne fait pas d’omelette sans casser des yeux” : Journal macronique.

    Où commence la saloperie ?


    Je me le demandais ces derniers jours.
    Je me demandais à partir de quand il est juste d’être conscient que la devise liberté égalité fraternité est à deux doigts de devenir une légende pour touristes crédules.


    J’entends:
    - Tu ne sais pas ce que tu dis en Zavzanie occidentale c’est VRAIMENT horrible.
    - Tu ne peux pas dire cela; il faut garder le sens de la mesure.
    Jusqu’à quand puis-je supporter des justifications à l’énucléation involontaire, mais répétitive d’hommes et de femmes et ces mots odieux “oui, mais sur la vidéo on ne voit pas ce qu’il a fait avant !” Ou ces excuses psalmodiées en cadence :
    - Il s’agit d’un manque de formation de la police.
    - Il s’agit d’un manque de formation de la police.
    - Il s’agit d’un manque de formation de la police.
    Voilà.

    Surtout se taire, pour ne pas envenimer les choses. Les mots sont si dangereux  et notre démocratie si fragile semble-t-il que quelques paragraphes ou des images caricaturales, pourraient “aggraver la situation”.
    Après avoir tapé sur: La banlieue,les gauchistes et ceux qui n’entrent pas dans les bonnes cases; on énuclée les classes moyennes pauvres de droites, de droites extrêmes et de gauches.
    Il y a aurait bien là de quoi rassembler un peuple !
    A quels profits ?
    Espérons que ce soit à celui des gentils.


    Aujourd’hui une collègue me raconte qu’un de ses amis bordelais c’est fait menotter sans raison lors d’une manifestation. Mains dans le dos, à genoux pendant 1 heure 30 sur une place avec d’autres comme lui. A maintes reprises il a demandé:

    - Pourquoi suis-je là ?
    - Tu es là, répondait le policier


    1h 30 de ce dialogue de sourds avant qu’il ne soit relâché.
    1h 30 à genoux les mains dans le dos pour rien.


    De là ou je me trouve, je vois avancer les fichages, les consignes les abus;
    La pauvreté avérée ou fabriquée des hôpitaux, de la justice, de l’éducation.


    Qui sommes-nous ?
    Qu’avons-nous fait ?
    Anesthésiés que nous sommes.
    Qui fabrique ces sbires qui nous agenouillent ?

    mh,


     

     

    Catégories : Journal Macronique 1 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • Sortilège - Journal macronique

    Il y a quelques années, après une rupture un peu plus extravagante que les autres, j’entrepris une psychanalyse.
    Je n’étais pas en mesure de mettre un mot aussi clair sur ce que j’entreprenais. Je n’étais plus en mesure d’entendre les conseils et les recommandations de mes meilleures amies. Je tombais dans tous les pièges et me cognait à tous les murs. J’avais le besoin urgent de parler à… un professionnel.
    Je choisis dans l’annuaire de dans mon quartier la première psychiatre de la liste — il fallait que ce soit une femme — pressentant que si elle était formée à guérir les maladies mentales, elle pourrait venir à bout de mon gros malaise post-rupture...

    Lire la suite

    Catégories : Journal Macronique 0 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent
  • Γνῶθι σεαυτόν * (Gnothi seauton) - Journal Macronique

    Oh! toi qui vas là pensant que j’affûte ma lame pour écharper  du Macron !

    Détrompe-toi !

    D’autres le font mieux et ne se lassent pas de l’exercice.

    Je raconte seulement le monde où je vis avec mes mots et réduis un peu son mystère à la relecture.

    Tandis que la machine à laver tourne le linge, je joue à cache-cache avec la page blanche pour échapper à la vision cruelle, de mon  “humanité”.

    Je suis cet être assez quelconque du 21 siècle, qui se noie dans une inaptitude à agir pour le mieux d’elle-même et de son entourage.

    Cela pourrait ne pas être seulement ma faute ?

    Cela pourrait venir d’ailleurs ?

    Serais-je prédestinée à  “l’échec” ?

    À ce sentiment d’impuissance ?

    Fourmi dans la fourmilière, en file indienne comme presque tous, derrière une royale majesté et ses adjoints, avec l’impossibilité innée de faire le pas de coté, soumise à la norme et croyant bénéficier de mon libre arbitre, alors que le schéma mental de  “troupe au service de la reine” précède mon existence ?

    Tu ne seras pas “toi” tu ne pourras pas… Ou alors il faudrait que tu réalises ton génie en dépit de la grille dont tu as hérité, des maigres aptitudes que tu as développées et de l’étouffoir : ce ruissellement des nuées, dont notre président du moment est le symptôme.

     

    mh,

     

     

    *Connais-toi toi-même

    Catégories : Journal Macronique 0 commentaire Imprimer Pin it! Lien permanent