samedi, 04 février 2012

Jo-Jazz

Tagada, tap tap tap. Il n'aimait pas le bruit de mes doigts sur le clavier. Il triturait son instrument. Il jouait sans souffler et cela faisait un bruit humide qui ne devait pas m'énerver puisque, moi, je l'aimais.

- Écoute là, je l'ai bien là hein ?

- Oui, répondais-je consciencieuse, m'arrêtant de penser pour entendre les plouc plouc des tampons de son saxophone.

- Je le tiens, écoute là je le tiens !

Il levait la tête, fermait les yeux. Ses doigts dévalaient le long du Selmer à toute vitesse. Les plouc plouc avaient du charme à ce rythme. Je n'aurais jamais pu lui avouer mais parfois je les préférais dans notre intimité à d'autres morceaux de Parker dans le monde.

En final, il pinçait les lèvres, sa tête se balançant bizarrement vers son épaule gauche. Et lorsque le dernier plouc résonnait encore dans le studio, il ouvrait les yeux et éclatait d'un rire conquérant, irrésistible.

mh,

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vendredi, 02 décembre 2011

Collection démodée (suite): le premier mari

- Toi ?
- Quoi moi ?
- Tu ne déménageras pas avant que l'immeuble te tombe dessus.
- Tu crois pas que je ferais bien de partir en vacances avant ?
- Avant quoi ?
- De déménager tiens.
L'homme de mes amis éclate d'un rire énorme et déplaisant.

- mh, tu devrais trouver un autre boulot, ensuite tu partirais en vacances et après tu déménagerais…
- Ce que tu peux être logique alors ! … Mais en fait ta logique n'est pas logique, parce que je pourrais bien mieux trouver un nouvel appartement et un autre boulot SI je suis en forme et pour être en forme, je crois que je devrais partir en vacances loin. De toute façon je ne sais pas si je suis logique. Et je ne suis même pas sûre d'avoir envie de changer de boulot, et d'appartement et de partir en voyage…
Il rit, il rit encore.
Comme il me fatigue !

- mh, dit-il entre deux hoquets qui le rendent sommes toutes assez ridicule, qu'est-ce que tu veux ?
- Comment qu'est-ce que je veux ? Pourquoi tu me poses cette question ?
- Je te pose une question. Tu n'es pas obligée de répondre.
- Qu'est-ce que tu insinues ?

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samedi, 26 novembre 2011

Le film: Volem rien foutre al païs.

Pour le voir c'est là.

 

Merci qui !

mh,

J'avais oublié le lien qui m'a donné envie de vous en parler m'enfin mh, m'enfin !

http://www.article11.info/spip/spip.php?article632

 

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dimanche, 11 septembre 2011

La ballade des pendus. (texte du 11 septembre 2001)

La folie c'est de penser que cela c'est passé. La folie c'est qu'ils ont rapproché le désastre de chacun. Ils l'ont mis tout près. Les faiseurs d'images du monde entier se trouvaient là pour que nous entrions dans l'intimité de la douleur, et de cela ils se sont servis.

Même si la colère nous prenait à penser que d'autres n'avaient pas eu droit à l'exploration de leur mal et que, du coup, celui-ci nous avait paru plus lointain, ils avaient visé " juste ". Ils avaient atteint l'endroit où TOUTES les douleurs seraient comprises.


" Frères humains qui après nous vivez ", cette phrase ne cesse de me trotter dans la tête.

J'ai arrêté les paroles des transistors. Je sais que cela est arrivé et que cette douleur ils ont réussi à la rapprocher de moi, et la rapprochant, ils prennent le risque que les Hommes y réagissent avec sagesse.

La détestation d'un système dont je profite, ne m'empêchera pas de penser à ceux là " Frères humains ", et tous les désastres me deviennent soudains plus proches, et celui-ci, désastre parmi les autres prend sa place.

Qui suis-je, hors du temps, qui suis-je sur la roue même à me demander pourquoi je vis, et pourquoi ceux-là sont morts ?

Vous les disparus, vous les souffrants, en tout temps et en tous lieux
Me montreriez-vous ce qui en moi vous tue ?

mh,

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mercredi, 07 septembre 2011

la problématique de la harpe.

Dans une effervescence joyeuse, un peu hagarde, je participe aux joyeusetés de la rentrée de ma fille quand tout à coup, après une brève réunion, me tombe sur le poil la problématique de la harpe.

1 comment la payer ?

2 comment la porter ?

Consciente tout à coup que si ma chère enfant, inscrite de haute lutte au conservatoire du quartier, avait choisi une modeste flute, une guitare ou bien, même un piano, j’aurais passé une meilleure nuit.

Ma non, MA fille avait choisi la hhhharpe.

C’est tout de même moins commun.

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vendredi, 08 juillet 2011

Patana, sorcière.

Histoire d'une sorcière.jpgJ'ai écrit cette histoire il y a une bonne dizaine d'années.

C'est une histoire de sorcière. Ce n'est pas Harry Potter. Je ne connaissais rien d’Harry Potter à l’époque.

Elle raisonne de quelque chose que je vivais alors.

Je trouve parfois dommage qu'elle pourrisse au fond d’un de mes tiroirs, qu’elle serve de brouillon aux dessins de ma fille.

Peut-être est-ce là seule chose qu’elle mérite.

À vous de me le dire.

mh,

 

 

Résumé de Patana:

"Il y a Papa, Maman, Nic et Alec. A priori, une famille idéale, où on rit et se chatouille en roulant sur les lits le dimanche matin. Il y a Hank, l'ami d'Alec, les deux pieds par terre, et les poings dans les poches. Il y a la tante Louise, sa théière et ses gâteaux. Ailleurs, loin, il y a Paquita et sa sœur Myrian. De plus loin encore Bonipère veille sur elles. Tout va pour le mieux, donc ! sauf que... ... sauf que dans la famille de Maman court une légende qu'elle ne veut pas entendre, qui a séparé ses parents, et qui la sépare de sa tante Louise... ... sauf que Paquita et Myrian approchent... ... sauf que du bout du monde, un médecin décide de rentrer chez lui... ... sauf qu'Alec est un insatiable curieux, et qu'on trouve vraiment tout sur Internet... ... sauf que Hank n'a pas envie de croire aux sorcières... ... sauf que Patana la sorcière est à court de patience."

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jeudi, 07 juillet 2011

La faute à la télé ou de l’avantage de la lecture.

Durant 15 ans, je n’ai plus eu de télévision. Un jour elle est tombée en panne, et je l’ai jetée.

C’était la fin d’une grande et vaine histoire.

J’ai eu le choix pour m’occuper ensuite après le boulot, entre : lire, écrire, causer avec les copines, faire du shopping, et pratiquer quelques sports gymniques en chambre. Vous le croirez si vous voulez mais alors, j’étais mince.

Depuis j’ai à nouveau une télévision et je suis monogame avec enfant.

...

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À nos plaisirs ! (L'idée de régimes)

L’idée n’est pas de mincir. L’idée n’est pas de se restreindre durant quelques jours, une semaine, plus ou moins. L’idée serait plutôt d’adopter une attitude saine à l’égard de la nourriture. Certes, ce n’est pas ce qui nous fera entrer dans la robe spéciale « bal du prince » qui a lieu dans un mois, mais cela nous permettra de porter toutes les autres robes dans les 1 ou 2 ans à venir. Et puis le prince hein ! N'y a pas que ce modèle en rayon.

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lundi, 04 juillet 2011

Pour en finir avec l’artichaut.

L’artichaut et moi c’est une histoire qui a commencé dans l’enfance avec une vieille blague que ma meilleure ennemie raconte avec malice. Elle a toujours souligné l’écart entre ma mâchoire inférieure et ma mâchoire supérieure, écart qui ne me permettait pas de ronger tel le vulgum pecum les feuilles des artichauts. J’ai donc longtemps banni de mon alimentation ce légume. Non vous n’aurez pas de radio de ma mâchoire. Elle doit être affichée dans une école de dentisterie appliquée. Non vous n’aurez pas de photo. Il faut être dentiste pour trouver quelque intérêt à la forme de mes mâchoires.

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Mettre DSK dans le Titre.

Pfiu ! j'écris DSK dans le titre et y'a foule.

Dsk est devenu la machine à buzz de l'année.

De là à passer président de la république en 2012...

Je sais à quel point ce que j'écris là maintenant tout de suite frôle le vide intersidérien (ben quoi pourquoi pas intersidérien).

Mais je ne peux pas m'empécher.

 

mh, intersidérée donc

 

 

 

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