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  • Plaisir de dames.

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    - Il paraît qu'en Inde les femmes boivent beaucoup d'infusions et grignotent des tas de trucs parfumés pour sentir bon de l'intérieur. Je devrais boire un tout petit verre d'Heure Bleue chaque jour.

    - Je me demande vraiment sérieusement mh, si t'es pas un peu piquée ! Fait Malie soucieuse.

    - Ne t'inquiètes pas, je ne boirais pas à la bouteille... Bon maintenant l'ascenseur, premier étage deuxième étage, respire arrête continue jusqu'au 7eme après tu redescends.

    - Tu ne peux pas faire ça dans le métro !

    - On a seulement l'air très concentrées. Maintenant la balle de ping-pong. Un coté, l'autre, un coté.

    - Parle plus doucement mh.

    - Le ping je peux mais le pong je bloque. Allez dix fois. Là à droite là à gauche.

    - À gauche à droite, désolée monsieur je ...oh non !...

    - Ne rie pas. Malie tu nous déconcentres.

    Malie chuchote à mon oreille.

    - C'est nécessaire, le ping-pong ?

    - Écoute Malie, le ping-pong vaut tous les liftings du monde.

    - Tu es optimiste.

    - Réaliste. En plus on peut discuter et faire des trucs avec les doigts.

    - Qu'est-ce que tu vas faire avec les doigts ???? Méfie-toi, si je te vois bouger un sourcil je descends !

    - T'as l'esprit tordu Malie. Non je parlais de tricoter... ou lire un livre par exemple. Maintenant "au revoir monsieur".

    - Au revoir monsieur ?

    - Au revoir Madame, répond le monsieur assis face à Malie, qui se lève pour descendre station Bastille.

    - mh, on ne peut pas faire "au revoir Monsieur" ici ! Chuchote souriante mais un peu crispée Malie à mon oreille.

    - Comment est-ce qu'ils pourraient l'imaginer ? Toutes les femmes du monde devraient pourtant s'exercer au minimum à "l'ascenseur" et à "au revoir monsieur" en partant travailler le matin. Elles le font sûrement. Sans doute elles pratiquent aussi la pyramide, et la balançoire et nous, on est en retard de deux guerres. Tu vois où ça nous mène !

    - Les femmes, entre les enfants, le boulot, les hommes, les pas d'hommes leur chez elle, elle ont d'autres chats à fouetter. Je te préviens, je ne veux rien savoir de la pyramide !
    - La pyramide j'ai inventé, mais la balançoire...

    Les événements qui suivirent dépassèrent sur le coup mon entendement: Arrivée à la station Filles du Calvaire, Malie vira brusquement à l'écrevisse. Elle poussa un drôle de cri puis sortit de la rame bousculant tout le monde et serrant son sac sur son ventre. Je faillis rester prise dans les portes.

    Sur le quai elle riait tellement fort que tout le monde nous regardait.

    - Malie, ça semblait parfait. Je serais toi, j'approfondirais plutôt au niveau de la discrétion.

    Après j'ai ris avec elle qu'est-ce que vous voulez que je vous dise !

    mh,

    Vers 10:12 de Blue train de Coltrane. Pour écouter aussi le souffle et le frottement des lèvres sur le bec des instruments. Ahhhhhh !

  • Quelle autre est " je " ? Ou jeux de mh (sic)

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    Jouer avec soi n'est-ce pas dangereux ?
    Non, après tout ce ne sont que des mots.
    Est-ce de moi que je joue ou est-ce moi qui joue ?

    Comme si être ne suffisait pas. Comme s'il fallait produire quelque chose qui explique et justifie mon existence.
    " Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or " écrivait Baudelaire. Pourquoi le réel serait-il de la boue ? Baudelaire est bien présomptueux de penser le transformer en or. Chacun voit ses miracles. Certains les métamorphosent. Avec leurs mots ou leurs images, ils transmutent leurs émotions sans mesure dans les justes proportions d'un " objet " acceptable. Acceptable puisque irréel. Irréel puisque mutant du réel. " ce qui est écrit n'est plus la réalité "

    Les mots valent mieux que l'hôpital Sainte Anne, même si les uns parfois n'empêchent pas l'autre.

    Je fais cadeau de mes mots. Par la même j'offre ce que je suis toute, en mettant les mots entre nous. Drôle de valse hésitation entre la proximité et la distance...

    Une puissante migraine me vient au même instant que la phrase : Quelle autre est " je " ?

    mh,



    "Une évidence me frappa. Sur le moment elle ne me fit pas peur, parce que j'y découvrais un pouvoir tout neuf, comme un cadeau bien emballé. Plus tard, elle me rendrait malade. Cette évidence affirmait : ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots"
    Bruno Tessarech, La machine à écrire.

  • Méditations sur les igloos ou "Tout va bien !!"

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    Alors qu'ici c'est Arizona sur Seine, le ciel vient de nous pondre un orage radin de 5 minutes.

    Ivanhoé*, piquant sa crise de jalousie, contre Nuage* (le nouveau vieux) a tout bonnement avalé Windows. Je sais ce que je dis : je le cherche et je prie depuis 2 nuits n'en croyant pas mes oreilles.

    5 jours on disparut de mon planning. Je me retrouve par, je ne sais quel sortilège, nettement plus riche en fin de mois qu'en début du prochain.

    Je me suis dis que j'allais me remettre à l'arithmétique.

    J'ai fais un test d'intelligence. Ma conclusion effarée est que je n'ai pas DU TOUT la même intelligence que le commun des mortels.

    Lors d'un rendez-vous professionnel téléphonique, sans doute encore affectée des résultats du test, je n'ai pas compris ce que l'on m'a dit. J'ai répondu " oui, oui " d'un air pénétré et élégant (sic) et acquiescé au rendez-vous qui a été fixé pour me "présenter à l'équipe". Dio moi, qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire de pénétrant à l'équipe ???

    J'ai entamé une réflexion philosophique : faut-il que j'apprenne à dire de façon compliquée des choses simples afin de vendre plus cher mes fabuleuses prestations ?

    Une jeune fille m'est tombée dessus lors de ma dernière sortie rouleuse. Là je me sens l'épaule et le bras un peu faible. Je n'ai raconté à personne que lors de la chute j'ai entendu des cloches.

    En préparant mon frugal dîner en petite tenue je me suis fait une brûlure au troisième degré sur le ventre.

    Si jamais j'ai une cicatrice je raconterais au curieux que c'est un tatouage déstructuré.

    Tandis que je vous cause, mes œufs frits sont devenus durs et plats dans cette foutue poêle qui accroche de plus en plus (garantie à vie qu'ils disent.)

    Je vous dis de quelle couleur et le linge (blanc à l'origine) que je viens de sortir de ma machine ??? Allez je vous le dis : violet.

    Finalement j'ai voulu déloger au couteau de boucher les igloos qui poussent dans mon réfrigérateur.

    Tout bien considéré, vu la conjoncture et comme j'ai encore besoin de mes doigts, je songe à les vendre. (Pas les doigts, les igloos)

    On vous a raconté que l'aventure c'était aller au bout de vous-même au bout du monde ?

    Armez-vous d'un piolet et venez méditer devant mon frigo,
    je vous raconterais ma vie et ses miracles

    mh,

    Ivanhoé*pc n°1
    Nuage* PC n°2

  • RubrikarOues: Les Paris de la belette

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    L'avantage avec ces escapades c'est que, quoiqu'il arrive, vos fesses apprécieront. Quand vous saurez que vos abdos n'auront pas à se plaindre et, que rouler avec des vibromasseurs à gorille sous les orteils procure une joie sans mélange, au moment ou cela cesse, vous vous direz que cette randonnée roller nocturne à tout pour ravir l'amateur exigeant.

    Cette monomanie particulière de l'organisateur en direction des rues pavées et en pentes raides est heureusement compensée par sa propension à nous faire découvrir les " endroits insolites " de la capitale.

    Certes il faut apprendre à décoller ses yeux des pavées, du sable et autres surprises de la chaussée ... certes...

    Je veux croire qu'au bout d'une quinzaine de ces rouleries on finit par ne plus penser à ce sur quoi l'on roule.

    Au cours des dernières pérégrinations j'ai croisé : une pagode chinoise, un restaurant russe sa vodka supposée et son église, (comment dit-on une église russe : un samovar ? Une babouchka ? Un baklava ? ... mince alors !), quelques villas Guimard, une constellation racontée à Marie par Jean, un tout petit petit chien renversé par une Mercedes, un car de policiers pour le constat, des voies sans issues (gros pavés, pentes extrêmement rudes), des passages couverts, (franchement je ne me souviens plus des passages j'essayais de suivre et je causais) un canapé en simili panthère, l'endroit où je me suis faite égorger (dans une vie antérieure j'entends bien), ... après je ne sais plus, tout se mélange, ah si nous avons dévalé les Elyséens-Champs, et un monsieur avec de très jolies lumières sous les pieds m'a ramené dans mon boulevard.

    Citation : "Chères Rolleuses et rolleurs, mardi soir cours d'escalade, Montmartre face sud-ouest, descente en rappel face nord...aiguisez vos freins-tampons!!!"

    L'organisateur n'est pas QUE espiègle ascendant sadique, il dessine des vêtements pour rouleuses et rouleurs. J'aime bien les tee-shirts noirs et fuchsias à manches courtes.

    Bon allez trêve de bavardages, le site pour plus d'infos
    Voilà !

    mh,

  • Ca brule !!!! Lavande et etc.

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    Avec tout ça, la chaleur, la pollution, vous vous attendiez à quoi ? A des trucs et astuces bureautiques!!!!!!!!
    Et la pollution électromagnétique non mais alors !
    Vous avez de la chance que mes neurones ne soient pas attaqués par la chaleur ou gagnés par la paresse estivale.
    Petite pensée émue pour les rescapées d'insolation en Crête... Pfff c'est malin non mais je vous jure.

    Les huiles de mh.
    Deux recettes pour calmer les coups de soleil, (parce que je pense à vos futures douleurs de vacanciers...)

    Première recette.
    1)50 ML d'huile végétale (huile d'olive première pression à froid ça me va)
    2)80 gouttes d'huile essentielle de lavande (Comment ça vous n'en avez pas emporté ? HE de lavande c'est vraiment le minimum vital d'une pharmacie ENFIN !
    3)20 gouttes d'huile essentielle de géranium rosat (HE de géranium Bourbon (de la réunion)est la meilleure)

    Vous mettez tout ça dans un flacon PROPRE ou stérile. Vous remuez, et vous vous tartinez.

    Deuxième recette:
    1)50 ML d'huile végétale (huile d'olive première pression à froid ça me va OU huile d'amande douce)
    2)30 gouttes d'huile essentielle de lavande
    3)30 gouttes d'huile essentielle d'arbre à thé (tea tree) (ça c'est un miracle d'HE sur les brûlures, pour désinfecter...)

    Vous mettez tout ça dans un flacon PROPRE ou stérile. Vous remuez, et vous vous tartinez.

    Lavande : lavendula officinalis angustifolia la " lavande fine " est la meilleure qualité
    Géranium :Pelargonium graveolens
    Arbre à thé : Melaleuca alternifolia (tea tree) - une goutte pure ou une trace sur un petit bouton, un herpès, une piqûre d'insecte, à diluer dans une HV si vous êtes sensible.
    Particularité de cette HE n'a d'action que sur les zones lésées.

    Ne jouez pas trop avec les HE si je puis me permettre un conseil.
    Une HE se dilue dans quasiment tous les cas dans une huile végétale ou autre...
    Et c'est pas la peine de vous moquer : qui va acheter hors de prix les compresses ou les crèmes d'une grande marque de cosmétiques qui contiennent du Melaleuca alternifolia ? Il faudrait réapprendre à regarder les étiquettes de ce qu'on se met sur la peau.

    Dans la prochaine lettre je vous donne ma recette pour détendre les monstres le soir, et celle pour m'endormir avec des ailes..... sisi !

    Vous en dites quoi de mon épître aromatique, je continue ?

    Profitez bien du soleil !

    mh,

  • Donna mobile

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    Je suis une fille, je suis une femme, je suis une mer. Je fais des tours Eiffel des " A " que je ne regarde pas dans les yeux, des pointes. Les garçons applaudissent quand je passe ou tendent les bras, et parfois quelques malotrus s'écartent sur mon passage. Je ne pense plus qu'à mes pieds, un bonheur que j'ignorais jusqu'alors. Je glisse, je roule, je suis toute adéquate dans la ville, et pour me remettre de mes émotions je vais boire du vin italien qui pétille dans une petite pizzeria où le cuisinier fait tout tout seul.

    Ah ! Retomber en enfance sans les couronnes aux genoux, sans le mercurochrome et la teinture d'iode vu que j'ai des protections.



    - Les protections aux genoux c'est vraiment disgracieux.

    - Tu sais qu'il est désagréable cet homme quand il s'y met, je lance à Orlyouest qui fait la monitrice pour son petit nain jaune de fille. C'est pour ça que tu ne veux pas rouler ave nous ?

    - L'idée commence à faire son chemin.

    - N'oublie pas Hégé, t'es encore une béquille à mh. Petit nain jaune, tu ne veux pas faire les obstacles que j'évite ?

    - Attends maman, je vais faire obstacle pour mh.

    - Fous-lui la paix.

    - Ta fille fait très bien les obstacles.



    Orlyouest slalome devant nous sur la piste rouge, avec aux pieds des engins neuf souples et qui avancent tout seul. Elle me rappelle Orlyouest dix ou quinze ans plus tôt, ses descentes à ski à toute vitesse et toujours les pieds en travers comme marque de fabrique.



    - 8 km, lit Orlyouest sur la route on a fait huit kilomètres Hégé ? Racle pas tes roues petit nain jaune.

    - Pas loin, tout à l'heure j'ai vu 2 km.

    - Je ne suis tombée qu'une fois finalement sur mon plancher en oubliant la mezzanine.

    - T'as de ses idées aussi. Le plancher c'est pas du goudron.

    - J'avais semé des pinces à épiler pour mimer les petits cailloux.

    - Hégé la prochaine fois, t'achètes des rollers et on va s'entraîner chez mh: les pinces à épiler c'est la leçon n°1.

    - Elle tombe même pas mh, maman ! T'avais dis qu'elle tomberait et qu'on allait bien rigoler !

    - Mais non, j'ai pas dis ça Faelle, t'as du mal comprendre, lâche Orlyouest, les yeux dans le vague.

    - Elle avait dit quoi ta mère ? Bande d'horreurs... Ah AHHHHHHHHHHHHHH !



    Ce qui devait arriver arriva, je suis tombée, et ils se sont tous mis à glousser comme de vieilles poules alcooliques.

    mh,

  • Maudite

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    - Jorgue je vais écrire un roman noir, noir noirâtre.
    - Pourquoi pas ?
    - Qu'est-ce que tu as dis ?
    - Je t'ai dis " pourquoi pas ".
    - Tu as vu comme tu l'as dit ? Comme si je disais que j'allais éplucher une pomme !

    Jorgue est assis devant Ivanhoé à ma place habituelle tandis que je peste entre la cuisine et le studio les deux mugs de thé à la main.

    - Pourquoi tu mets un mot de passe sur ta machine ?
    - Pour que tu ne puisses pas voir ce qu'il y a dedans. Réponds à ma question Jorgue !
    - Quelle question ?
    - Écrire un roman noir. Tu ne te rends pas compte c'est un boulot de galérienne écrire une histoire et en plus je ne suis même pas sûre qu'elle plaira et qu'un bonsoir d'éditeur qui édite des journalistes et des Mazarines en veule !
    - Alors ne le fais pas, dit Jorgue figer devant mon écran. Je pose un des mugs près de lui sur le bureau si brusquement que le mug, " le mug aux roses " se brise. Le thé brûlant se répand sur le pantalon très élégant et désormais très taché de Jorgue.

    - Merde t'es malade qu'est-ce qu'il te prend ?
    - Il me prend que je suis malade !

    Tandis que je m'installe dans le canapé, un mug rescapé, à la main après avoir vérifier qu'Ivanhoé est sain et sauf ; Jorgue va chercher éponge et essuie-tout dans la cuisine. Il s'affaire par terre et sur le bureau.
    Il part reposer son attirail de ménagère dans la cuisine et revient devant moi.

    - C'est malin regarde mon pantalon.
    - M'en fou de ton pantalon.
    - Arêtes tu veux, si c'est difficile ne le fais pas. Qu'est-ce qui peut te mettre en colère là-dedans ?
    - Et oui et tu t'affales devant ta télé tous les soirs parce que c'est facile et que ça ne demande aucun effort la bouillie pour cerveau. Et ensuite tu te couches, et tu ne te rends même plus compte que tu es plus vide d'une baudruche.
    - Non mais pour qui tu me prends ?
    - Il faut aller vers ce qui est difficile bon sang de bon sang de bonsoir ! J'ai droit de dire que c'est difficile. Que c'est presque quasiment impossible. Que ça me fait peur. Que ça me renvoie à toutes mes incapacités, sans que tu me balances dans les cordes avec un "mais ne le fais pas" C'est difficile de dire avec ta jolie bouche de soi-disant ami, " oui je sais, c'est difficile mais t'en es capable vas-y cocotte " ? Toi en trois mots tu me renvoies à l'école du médiocre, du conformisme du...
    - Arrête mh.
    - Cela t 'écorcherait les lèvres de me dire que ce que j'écris vaut la peine que je me donne ! Si ce n'est pas les amis qui me le disent bon Dieu QUI le dira !
    - Qu'est-ce qui t'arrives mh t'as tes trucs de filles ?

    Je ne peux plus lui jeter le thé à la figure il n'y en a plus. Je me relève brusquement du canapé cognant ma tête à la mezzanine. Et je hurle en le frappant avec les coussins à ma portée.

    - Sagouin, Imbécile, pauvre type, petit monsieur ! Fout le camp t'entends fout le camp !

    Jorgue m'attrape les bras. Il me secoue comme un prunier.

    - Lâche-moi néandertaliens moyen !!!!!
    - Pas tant que tu n'es pas calmée.
    - Dis aussi que je suis une hystérique, tu auras fait le tour des syndromes féminins !
    - Je te lâche, tu t'assieds. Tu ne me lance pas la tasse à la figure. On s'explique.

    Il me lâche. Je fais comme il dit juste parce que j'ai envie et pas parce qu'il l'a dit. Je suis tellement en colère que je pourrais monter et descendre 18 fois les six étages.
    Jorgue repart dans la cuisine il farfouille dans les placards. Il reviens avec deux verres, une grosse bouteille de rhum vieux un citron vert qui traînait dans le frigo et la bouteille de sucre de canne à l'air louche.
    Il pose tout ça près de moi sur la table basse.

    -Qu'est-ce que tu fabriques ? J'aboie revêche.
    - Une écrivaine maudite ça picole non ? Alors on va boire, j'ai des choses à te dire. J'ai un faible pour les écrivaines maudites...

    Là Jorgue insubmersible, enfin je veux dire imperturbable, prépare les ti-punch pendant que je le regarde d'un sale œil.

    (À suivre)

    mh

  • Mh, consultante en prince charmant.

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    " Donnez-moi un homme j'en fais un prince ! "

    Trop direct. On va croire que j'ai des intentions malhonnêtes.

    " Messieurs, trouvez le prince qui est en vous... "

    Là ils me font une crise de nerfs : "Qu'est-ce que c'est encore cette piquée?" Soit crédible mh, joue sur le merveilleux, touche la fibre sensible du chevalier sous l'armure.

    "En attendant la princesse qui réveillera le prince qui sommeille en vous, messieurs, aillez confiance, laissez-vous guider par mh ! Consultante en prince charmant, mh vous propose une approche personnalisée sur 6 semaines, le e-learning des rêves... "

    [Soupir] Je les entends déjà parler foot devant la machine à café.

    " Un prince sommeille en vous, une princesse l'attend. Faites confiance à mh : le réveil des princes ! "

    EUREKA !!!!

    " mh, le réveil des princes ! "

    Sobre, vif, équivoque, ça fleure un parfum de cocotte grand siècle. Les féministes vont me tomber sur le nez : pub gratuite. Je gagnerais trois sous et je pourrais enfin acheter ces fichus escarpins hors de prix...

    Parce que, si ce n'est pas trop vous demandez, vous croyez qu'elle se les paie comment la princesse ses pantoufles de vair ?

    Il ne faudrait pas croire non plus TOUT ce qu'on vous raconte dans les contes de fées !

    ;-)

  • L'intelligence au bout des pieds. (des cartons)

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    J'applaudissais à tout rompre avec les pieds au cours d'exercices gymniques quand me vint à l'esprit une interrogation légitime en cette circonstance : Suis-je intelligente ?

    Que les pires machos sortent de la pièce à l'instant où leur viendra une pensée de mauvais aloi. J'entame une réflexion de fond sur un problème qui me concerne et à travers moi le genre humain dans son entier alors de la tenue que diable !

    Clac clac clac clac clac. Essayez donc d'applaudir avec vos pieds en augmentant progressivement la vitesse, et de réfléchir en même temps au sujet que nous occupe. Clac clac clac clac. C'est un test qui nécessite non seulement une souplesse des membres inférieurs, une résistance à l'hilarité, une concentration de champion olympique doublée de celle d'un joueur des chiffres et des lettres qui ne serait tombé que sur des y et des w.

    - mh, viens en à la conclusion de l'épisode je sens que tu fatigues, me dis-je alors qu'une sueur parfumée à l'Heure Bleue* mouillait à peine mon front virginal. Clac clac clac.

    Et bien soit, passons au crible mon cerveau de femme à peine trentenaire (qui a crié ?), Clac clac clac, célibataire, clac clac clac clac clac, parisienne, clac, amatrice de chocolat noir et de thé fumé, clac clac, fauchée, clac clac clac.

    - La description de tes particularités ma pauvre mh n'intéresse pas grand monde, au fait !

    La sueur, tel un ruisseau, semblait maintenant prendre source à la racine de ma chevelure (sic) .

    La question initialement posée pourrait tendre à prouver que l'intelligence rôde autour de moi tel une myriade de gentilshommes pour qui je ne serais ni mère ni fille ni soeur ni garçon. Que je me déplace dans son odeur avec l'aisance d'une martyre dans celle de la sainteté.

    Si je m'en tiens à une des définitions du Petit-Robert, l'intelligence consisterait en la faculté de comprendre et de connaître. Clac clac clac. J'ouvre chaque matin des yeux si perplexes sur le monde que je peux cocher la case " pas comprendre " à la minute même ou je m'extirpe de ma couette. Vous seriez avec moi sous sa si légère chaleur (pas tous hein ! C'est une image !) vous verriez comme il est difficile de s'en extraire pour se plonger dans la complexité de ce qui n'est pas elle. Quant à " connaître " : jour après jour, ma méconnaissance en toutes choses me sidère. Clac clac clac.

    Voilà je n'en peux plus, je n'ai aucune réponse à ma question mais depuis quand les réponses auraient-elles une importance ? J'applaudis avec mes pieds. J'imagine ce que je vais raconter dans la lettre. J'entends la radio. Je pense à quel point l'endroit du monde où je suis née me fait paraître, curieusement, comme un privilège, la liberté de vivre d'écrire et de diffuser.

    mh,