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  • Son existence

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    - Jorgue, si tu m'imaginais comment je serais ?
    - ... Pliable ???
    - Non sérieusement, si tu devais m'imaginer comment je serais ?
    - Dis-moi d'abord comment je serais si tu m'imaginais, que je puisse suivre ton... intéressant raisonnement.

    Parfois, quand je regarde Jorgue, je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'il n'a pas de cerveau. Il a tout un tas de membres bien répartis. Il a aussi un vélo des Pays-Bas et j'ai un mal de chien à lui faire avaler de temps à autre un soupçon de thé.

    - Et pour mademoiselle, ce sera ?
    - Un déca merci.
    - Deux, ajoute Jorgue sans regarder le garçon.
    Le jeune homme un peu maniéré s'éloigne.
    - Il a dit mademoiselle !
    - Il l'a dit aussi à la vieille femme dans le coin avec son petit chien.
    - Saboteur !
    - Tu parlais d'imagination ?
    - Oui.
    - Voilà mademoiselle.

    Le garçon pose les deux tasses et deux verres d'eau sur la table.

    - Elle est bien la tarte au chocolat ?
    - Mieux que ça. Elles sont faites ici.
    - Alors une tarte au chocolat, tu veux quelque chose Jorgue ?
    - Non

    Il repart.

    - Jorgue, tu crois que mh c'est moi ?
    - Ah !

    Jorgue a une drôle de lassitude dans l'œil. La musique un peu jazz, un peu blues, plus forte depuis cinq minutes, est belle dans l'espace gris à l'allure de paquebot. Au pied de l'escalier central deux garçons veillent pareils à de longilignes statues noires.

    - Je te fatigue ?
    - Non non.
    - Votre tarte au chocolat, dit le garçon en passant la tarte ronde avec une petite feuille dorée devant le nez de Jorgue.
    - Merci... ça va pas Jorgue ?
    - Non.
    - Quoi non ? Ça va ou ça va pas ? Tu regardes ta tasse comme si tu allais y lire l'avenir. T'as oublié ton bonnet. Et les pneus de ton vélo sont dégonflés.
    - C'est terrible, n'est-ce pas ?
    - En plus tu es agressif. Elle est magnifique cette tarte tu veux goûter ?
    - Pourquoi mh ce ne serait pas toi ? Demande Jorgue, les yeux sur la mademoiselle mamie avec son chien.
    - Oh ! C'est l'heure des bougies !

    La lumière a baissé. Cinq ou six garçons parcourent la salle, portant sur leurs plateaux des photophores en pyramide. Ils évoluent avec grâce entre les tables et posent sur chacune une flamme dans son verre gravé. Le visage de Jorgue m'apparaît résigné et d'une tristesse inconsolable.

    - Et si mh n'est pas toi, pourquoi serais-je Jorgue ? Ce Jorgue là que tu mets dans ta lettre. Ce pantin avec son vélo !

    Je ferme les yeux un instant. J'écoute la musique. Je prépare une réponse. Quand je les ouvre, il a disparu. Le garçon a enlevé sa tasse. Rien qui puisse dire qu'il fut jamais là à me reprocher son existence.

    Je déguste lentement ma tarte. Je regarde des gens chics évoluer dans un bruissement de vêtements d'hiver autour des tables et de leur bougie.

    Je suis bien. Je me fais un peu peur.

    mh,

  • Beau temps l'hiver.

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    L'air est glacé dehors et le mug de thé dans ma main, brûlant. Un beau soleil sur Paris et un ciel bleu sans fin au-dessus des immeubles.

    Ivanhoé ronronne. C'est tout ce que j'entends avec le bruit de quelques voitures sur le boulevard et le frottement de mes pieds nus sur le plastique noir de ma nouvelle chaise de bureau. Je crois que contrairement à ma première impression d'après fête j'ai grossi. Je croque un énième carré de chocolat pour me consoler. Comme disait Anaïs Nin à la fin de sa vie : le bonheur est dans les petites choses.

    À l'autre bout de la ville une amie vient de finir ses deux heures de gym et me raconte qu'elle fait mieux que ma douche écossaise du matin elle se douche intégralement du début à la fin et tous les jours que Dieu fait (si Dieu à quelque chose à voir avec la création des jours) à l'eau froide. Je la félicite de son courage et l'idée de la peine qu'elle s'inflige hérissent les poils de mes avant-bras.

    Hier, j'ai bricolé un pêle-mêle des photos d'humains que j'aime. Après avoir allumé une bougie qui sentait le pain d'épice, je me suis installée dans mon canapé, un plaid sur les jambes pour lire un policier. Le texte ne me captivait pas. J'ai levé la tête. Je me suis demandée où j'allais caser les piles de livres qui s'étaient reformée entre le divan et le gros fauteuil. J'ai laissé errer mon regard d'un coté à l'autre du studio et me suis soudain sentie envahie d'un plaisir casanier.

    - Et si tu les revendais à ton bouquiniste ? Suggéra Jorgue passant en coup de vent récupérer une boite de fois-gras ramenée pour lui de ma campagne.

    - Mes livres chez le bouquiniste ?

    Si je n'avais pas de respect pour les préparations culinaires de mes amis du sud-ouest, je lui aurai volontiers envoyé la boite à la figure. Dire que son contenu va finir dans l'estomac d'une des créatures que fréquente Jorgue !

    Mon ami a disparu trop vite pour que je puisse engager avec lui une conversation satisfaisante. Il avait le visage gai et l'air carnassier des grands jours et des nouvelles rencontres.

    Des livres tout frais chez le bouquiniste... Quelle idée ! Je vais trouver une place, tapisser mes murs, monter des colonnes de papier. Il y a dans l'avenue des Gobelins un photographe dont le magasin est rempli à tel point (c'est à voir !) qu'il reçoit les clients sur le pas de sa porte ouverte. Non je n'irais pas jusque là. Oh ! Et puis pourquoi y penser ! Là, au chaud avec Ivanhoé et le thé fumant dans ma tasse, le moment et aussi doux que mes préoccupations du jour.

    Profitons-en profitons-en !

    mh,

  • RubrikarOues: La rando des bulldoz…

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    Comment voulez-vous que je m’en sorte lorsque de vaillants (es) organisateurs (trices) font démarrer des randonnées dans les rues reculées de la capitale ? Montparnasse et Bastille je maîtrise à-peu-près mais, place de la Bourse ou rue de la Lune ou encore Invalides sur le «balcon entouré d’une balustrade» ?

    Quelle Bourse d’ailleurs ? La bourse aux grains ou la bourse du commerce ? « C’est tout droit de chez toi ». Tout droit d’OÙ ? Où se situe la ligne qui part droit entre moi et le lieu de départ ? Ne pourrait-on pas démarrer une randonnée de l’endroit où je ME trouve ?

    Je suis sidérée par les gens qui se repèrent. Ils ont du naître avec un GPS implanté.

    « T’as qu’à prendre un plan ».

    Vous croyez que je n’ai pas essayé ? Par je ne sais quelle déchirure de l’espace temps je me retrouve dans des rues en cul de sac. C’est que Merlin pas enchanté du tout de cette intrusion me fait revenir au hasard, après que j’ai amorcé une aventure sulfureuse avec Arthur - l’histoire c’est qu’il voulait se venger de Guenièvre, elle avait fricoté avec Lancelot. Bon je suis tombée avec mes roues au milieu de la table ronde pendant qu’Arthur seul pleurait toutes les larmes de son corps. Décemment je ne pouvais pas le laisser dans cet état… - [soupir] même dans la quatrième dimension je m’empêtre dans des histoires grotesques.

    Dites, ça fait 5 fois que je vais à cette fichue Place de la bourse et 5 fois que je me perds. Qu'est-ce qu'elles fichaient les fées à ma naissance ? Avec le bol que j’ai, je suis sûre qu’elles avaient fêté la promotion d’une copine la veille et qu’elles tenaient une gueule de bois homérique. Elles ont échappé leurs baguettes pointues sur mon crane de toute petite et ça a bousillé le GPS.

    L’idée c’est de me trouver un bulldozer pour tailler la route à la louche devant mes roulettes. Les gravas ? Douce rigolade. J’ai un entraînement du tonnerre de Zeus ; pourquoi, à votre avis, vais-je me perdre dans certaine randonnée vouée aux pavés ?

    Si j'organisais ma rando à moi personnelle, une charmante petite "rando des bulldoz………." non ?



    Tsss, si vous n’aimez ni les pavés, ni la nuit, ni vous perdre dans la capitale il y a toujours la rando des BULOTS. Elle part de Bastille à 14H30 le dimanche (à Paris !). (Pas si difficile à trouver, je vous jure) Elle est sympathique, bavarde et familiale. On y rencontre souvent toutes les personnes que l’on a croisées dans les autres randos de la semaine. Merci qui ?


    mh,

  • Le bureau de Windows et la vitesse de nos idioties.

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    Si vous avez fait quelques imprudentes manipulations sur le bureau de Windows par exemple vous pouvez annuler votre dernière action :

    Cliquer avec le bouton droit de la souris sur un espace vide du bureau

    Cliquer sur « annuler »


    Signé mh=mère Noël de trucs

  • Mh portable ou de l’avantage d’avoir un ami gorille

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    - mh, Tu n’as pas de portable ?
    - Une fille comme toi toujours à la pointe c’est surprenant !
    - Vous n’avez pas de portable ?
    - Il faut vraiment que tu achètes un portable !

    Avec Ivanhoé (mon pc) je pensais avoir mis un pied, que dis-je une botte de sept lieux dans la portabilité.

    Avec trois modems, 2 pc, 36 adresses de messagerie, un répondeur, j’imaginais être suffisamment joignable pour ne pas provoquer les réactions ci-dessus mentionnées. Elles me viennent non seulement d’amis très chers mais aussi de contacts professionnels qui de plus en plus me posent cette lancinante question : « mais comment va-t-on vous joindre ? »

    Un peu interloquée au début, j’ai répondu par une ironie délicate et combien dépassée aujourd’hui, du genre, « les opérations à cœur ouvert même d’ordinateurs et surtout en urgence ne sont pas mon fort. » N’obtenant en retour qu’une vague moue de mépris, j’ai changé mon fusil d’épaule et notifier avec toute la diplomatie que ce genre d’absurdité me laisse, les différents moyens de me JOINDRE :

    Résultat:

    - Ce ne sera pas de notre faute si vous manquez une animation…
    - Oui mais si on se perd quand on se donne des RV ? Un portable c’est tellement pratique.
    - Mais t’as vu les types qui se sont perdu dans la neige un jour et bien s’il n’avait pas eu de portable…
    - Et si jamais t’as un accident et que t’es toute seule dans la nuit ?

    Devant ces sinistres perspectives, la portabilité, à défaut de m’envahir matériellement, m’encombre l’esprit. Je ne cesse de faire des cauchemars ou je peine sous le poids d’une maison portable remplie de tous les objets électroniques légers et pliables que les avancées de la technologie nous permettent. Ils se mettent à sonner, vibrer, s’éclairer en même temps et je rate les appels urgentissimes pour ma future position de mh désirant ardemment passer du statut de cigale à fourmi.

    - Qu’est-ce que tu peux être rétrograde !

    Rétrograde ? Que nenni, j’espère l’implantation.

    Celle dont je rêvais enfant. La petite chose greffée dans mon cerveau qui par le seul effort de ma volonté me permettra d’écrire, d’appeler, de travailler de me déplacer, de recevoir les messages des pressés et des autres.

    J’envisage aussi, la téléportation de mh, me transporter d’une pensée, vers les horizons rêvés que j’imagine, sans décalage horaire, sans mal des mers et des airs, sans accrocs à mes maigrelettes finances.

    En attendant, je louerais volontiers les services d’un King Kong serviable, muni d’une oreillette radio, qui me transporterait, comme il le faisait de Jessica Lange, dans sa gorillesque menotte. Il me mènerait, d’une enjambée à l’autre, aux quatre coins de Paris où m’attendent les anxieux qui, me voyant en cet équipage, regretterait d’avoir, si tôt, et pour des motifs si futiles, réussit à me joindre …


    mh,

  • Un raccourci clavier le temps que je me remettre dans l'ambiance.

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    Un raccourci clavier le temps que je me remettre dans l'ambiance. On ne proteste pas, il est très bien ce raccourci !

    Pour aller directement dans l'explorateur de Windows (NON NON NON, je ne peux RIEN pour vous si vous ne savez pas ce que c'est que l'explorateur !!!!)....

    Appuyer au clavier sur la touche Windows (à gauche de Alt) et sur "e".


    C'est tout vous y êtes.

    Quand je veux je sais être un miracle de sobriété..............

    Les mauvais esprit sont priés de ne pas insister sur les effets navrants sur ma pauvre personne des rhums et alcools de papate divers que ma politesse me force à ingurgiter afin de ne pas peiner les esprits susceptibles....

    Non c'est pas la peine de faire des commentaires... malvenus en plus !

  • Chaud – froid* de mh

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    Il pleut. Je pourrais dessiner des bonhommes sur la fenêtre en face du fauteuil tellement il y a de buée sur les vitres. Au travers, j’aperçois le ciel gris noir. J’entends le bruit des voitures. Ivanhoé ronronne sur mes genoux. Un carré de chocolat, et des mandarines font parvenir des effluves agréables jusqu’à mon nez à peine bronzé. Je ne vais pas tarder à aller chercher un mug de thé rouge encore chaud dans la théière en forme de crapaud sur la plaque électrique.

    - Alors ces vacances ?

    - Tu as des nouvelles de Rachel ?

    - Oui mais toi tes vacances ? Tu as vu ce temps pourri. Depuis un mois il fait mauvais. Presque depuis que tu es partie… On voit bien que tu reviens de vacances tu as sans arrêt un sourire un peu imbécile sur le visage.

    - Ah oui ?

    - Tu sais ce que tu es mh, une égoïste. Juste une petite carte en un mois et là tu es muette comme une carpe.

    - Qu’est-ce que je suis bien, Jorgue !

    - Hein ?

    - Tu crois qu’écrire c’est jouer du piano sur le clavier ?

    Jorgue pose une main médicale sur mon front et se baisse pour observer mes prunelles.

    - Tu n'as pas assez dormi mh.

    - Ou j’ai trop mangé de bananes…

    - Tu me racontes où je t’assomme ?

    - L’eau était transparente et dessous, j’ai vu des poissons de toutes les couleurs, mais mon masque prenait l’eau alors si la mer bougeait un peu, ça me piquait les yeux et je ne voyais plus rien !

    Jorgue me regarde et se tait. Il serre sa bouche en cul de poule. Cela ne lui va pas bien.

    - Tu es une grande dingue mh.

    - T’es jamais content. Je te raconte et tu me dis que je suis folle !

    Jorgue s’assied sur le canapé tout mou et consent à boire du thé rouge. Il pousse un soupir. Il lâche d’une voix désespérée :

    - Vas-y, je t’écoute.

    Comment puis-je, en quelques mots en une dizaine de phrases, avant qu’il ne se lasse ou me traite à nouveau de folle.

    - Sur la plage où j’allais avec ma tante, des rochers noirs s’avançaient dans la mer à gauche. Entre les rochers noirs et le sable blanc de la plage il y avait un trou d’eau transparente, comme une piscine. Parfois nous étions presque seules. Juste quelques mères avec leurs touts jeunes enfants. Des pères qui apprenaient à nager à de plus grands. Moi qui me laissais regarder par les poissons avec mon masque jaune qui prenait l’eau et le tuba qui ne tenait pas. Sur la plage, les arbres se penchaient vers l’eau comme pour nous abriter du soleil. Je regrette le hamac que je n’y ai pas accroché…

    Jorgue ne fait plus de grimace. Il vient de boire une gorgée de thé rouge. Le mug qu’il serre dans sa main gauche semble y disparaître. Il ne me regarde plus l’air pincé. Ses yeux sont fermés.

    - Je t’ennuie ?

    - Continues mh et ne m’agace pas.

    Je pose Ivanhoé sur le bureau et je vais m’asseoir sur le canapé près de Jorgue.

    - C’est vrai tu veux bien, je ne t’agace plus ?

    Jorgue pose le mug sur la petite table pliante orange, et prend ma main dans la sienne encore chaude.

    - Non mh.

    - Je suis contente d’être revenue.

    - Tu m’as manqué, dit Jorgue.

    Puis il plaque une bise bruyante sur ma joue pâle d’étrange vacancière et se lève comme si ma peau l’avait brûlé.

    _________________________________

    *Chaud-froid n. m. Volaille ou gibier cuit, servi froid, nappé d’une sauce à base de gelée. Des chauds-froids. (Hachette)

  • [Vrac] Raccourci clavier

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    Ach ! je me retiens, je ne parle plus de jardinage ! Je me suis faite incendier à ce sujet, j'attends donc la participation d'un spécialiste... J'espère qu'il oublie pas le spécialiste...

    Donc un petit truc simplisissimme
    Pour aller rapidement à la fin de vos documents dans Word et dans
    beaucoup d'autres applications. (Donc déplacer rapidement le point d'insertion...)

    ->Appuyer au clavier sur la touche ctrl et la touche fin

    (!)la touche fin se trouve entre le clavier normal et le clavier
    numérique à côté de la touche suppr.


    Pour revenir rapidement au début du document

    ->Appuyer au clavier sur la touche ctrl et la touche début

    (!)la touche début se trouve au-dessus de la touche fin !

  • [Excel] Calculer un âge d'après une date de naissance dans Excel

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    Taper la formule suivante dans une cellule, en remplaçant "daten"
    par l'adresse de la cellule contenant la date de naissance.

    Bon c'est redoutablement efficace, j'ai testé avec la mienne de date.

    =ent((maintenant()-dateN)/365.25)