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La réalité ??????? Quelle direction ?

Je suis juste une femme, une écrivaillonne, une maman, une formatrice.

Je crois que j'essaie d'être juste. Et lorsque j'écris, d'écrire ce qui me semble juste.  Pile calé avec ce que je ressens ou ce que je souhaite écrire de vrai à un moment donné.

Mais ce « juste » que je perçois, cette réalité, n'est qu'une de mes réalités.

Voilà, là je ne sais pas si je dois parler de réalité ou de point de vue.

Je vois cette réalité de tel point de vue. Je vois aujourd'hui la réalité de mon point de vue de femme, de mère qui vit avec un homme et une petite fille dans un quartier central de Paris, où elle a la chance de vivre mais pas vraiment les moyens de s'y sentir libre. Ou plutôt, pour être plus juste, où elle ne parvient pas à se donner les moyens de s'y sentir plus libre.

Du moi-moi. Du moi-moi pour tacher d'être plus juste.

La réalité, je ne la voyais pas de la même façon lorsque je n'avais pas la télévision. Je m'abêtis souvent avec plaisir et paresse, une fois que l'enfant est couchée. Avant l'enfant, avant la télé, je lisais chaque soir, longtemps, jusqu'à ce que mes yeux se ferment.  Je lis moins. Mon cerveau pense préparation des repas, et organisation à peu près correcte de cet endroit où je vis.

C'est la réalité, la mienne maintenant.

Le matin, lorsque je ne travaille pas à l'extérieur, je lis les nouvelles dans mon agrégateur. J'en sors hébétée furieuse, mais j'ai moins envie de causer de ce que je lis. De ce que je vois de mon bureau, de mon fauteuil, un mug de thé chaud à la main.

Je crois, n'avoir jamais été aussi « informée ».

J'ai rêvé ou Noam Chomsky hier a causé de la réalité, de « voir la réalité » ?

La maîtresse de ma fille est une blonde, fille de charcutier qui met, des vêtements moulants. Elle est stricte. Elle leur fait faire BEAUCOUP de dessins, de boites de... « trucs » que je ne sais pas où caser.

Je me demande comment font ceux qui vivent dans un studio ? Ils jettent à regret les œuvres de leur enfant ? Ou ils n'ont plus de regrets ?

Il y a souvent un papi maigre et aimable qui tend la main devant la boulangerie. Depuis quelques jours, je ne le vois plus, une femme assise sur le trottoir, en face le remplace. Y a-t-il une organisation des mendiants ? Comment peut-on être mendiants devant une boulangerie. Pourquoi faut-il de l'argent pour se nourrir, pourquoi certains en ont et d'autres non. Pourquoi les mendiants attendent que ceux qui en ont, se délestent de quelques pièces pour pouvoir aller à leur tour acheter du pain dans la boulangerie ?

Comment puis-je voir la même réalité que le type qui habite la maison voisine (avec un grand jardin et un piano à queue) ?

Je suis une lambda femme sans économie sans même l'espoir d'une retraite, et lui a hérité d'une fortune. Ce n'est pas un mauvais bougre, mais comment pourrions-nous accorder nos réalités ? Il n'a que le mot « travail « à la bouche, fonctions publiques qui mangent les deniers de l'état, et il voudrait que sa femme, tente d'obtenir une aide de cet état alors qu'il vit largement de ses rentes.

Je crois qu'il faut apprendre à observer la réalité. Ne pas hésiter à changer de point de vue, parfois cela peut passer par une psy, une rencontre, un drame. Mais s'asseoir un moment et observer la réalité.

Si nous parvenons à observer, à poser le costume de la vision imposée par d'autres, à nous rendre compte de l'absurdité de ce que nous voyons, peut-être serons-nous capable d'agir.

mh,

Catégories : Devant mon thé, 2 commentaires Imprimer Pin it! Lien permanent

Commentaires

  • je crois que tu es passée à travers l'un de ces miroirs qui organisent notre vie. D'autres ont appelé cela "vieillir". Encore un peu et ta perception de la vie sera encore modifié, de moins en moins rebelle, de plus en plus acérée dans le "quoi faire"...
    Peut-être alors te souviendras-tu de ceux qui "agissaient", maladroitement sans doute ...

  • "ceux"qui agissaient ?
    Un groupuscule de mes ex se serait-il créé ?

    Bises en passent à Marie, je fais parti du groupuscule de son ex.
    Nan rien.

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