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  • Ma confiture sent le vernis mat

    abricot.jpgLa semaine dernière, chassant le bouquin dans la librairie de mon quartier, je tombe sur un gros poche de chez poche : « Je sais cuisiner » de Ginette Mathiot. Dessus il est écrit « Le livre culte de mère en fille ». Comme je suis crédule, j’ai acheté la somme, ainsi que, toujours en poche et d’égale épaisseur, le « SOS cuisine » de Jean pierre Coffe. En les feuilletant, j’ai noté quelques similitudes. Je suppose que Jean Pierre Coffe fut adepte du dit culte, ou du moins qu’il en eut un jour connaissance. N’étant pas forcément à l’aise avec la notion de dévotion, je suis cependant curieuse des savoir-faire de chacun. J’ai connu dans mon enfance une énorme bible gastronomique à couleur pourpre plus impressionnante qu’un petit poche. Je me sens donc à même d’attaquer sans peine et d’adapter à mon usage personnel les cultes et astuces des uns et des autres.

    Las. Ma solitude fut grande lorsque je décidais de mettre mes mains dans la confiture.

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  • Leurs mains sont bleues.

    mainsbleus.jpgSimplement parce que je venais de m’acheter un nouveau pantalon. Un jean bleu. Simplement parce qu’en passant mes mains dessus elles le sont devenues, je me suis souvenue de ce livre de Paul Bowles. Le titre, le nom de l’auteur et le fait que je l’avais bien aimé. Je l’ai cherché une première fois dans ma bibliothèque, je ne l’ai pas trouvé. Je pensais à un vieux livre élimé. Il ne l’était pas. Je viens de remettre la main sur un joli souvenir.

     

    mh,

  • Envie

     

    gscolette.jpgHumpfff , c’est l’été.
    Demain, la Ninette est en vacances.
    J’ai envie de relire Colette.
    Dans un hamac, le matin, avec un thé à portée de main, un plaid en cas de fraîcheur et du silence.

    « Adorable Colette qui savez tenir un porte-plume comme personne au monde, reconnaître un melon honnête, un vrai bijou, un cœur d’or… Colette, pour vous

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  • Destinée hypothétique ou Conversation de terrasse.

    - Malie, je suis passée à côté de ma destinée
    - Il n’est pas si tard
    - En fait, je suis une grande amoureuse
    - Toi ?
    - Oui, j’avais une destinée de grande amoureuse et je passe à côté je le sens.
    - Ah.
    - Tu vois, il faudrait juste que je me recentre… tu m’écoutes ?
    - Je suis tout ouï
    - Je laisse tomber le thé le chocolat, les livres, les arbres, les babioles, la pluie, le soleil, la musique, le rythme, danser…Tout ça quoi.
    - Oui.
    - Oui, je te dis puisqu’il faut que…
    -…tu te recentres c’est entendu.
    - Ce qui va me donner le plus de mal c’est la danse et les arbres
    - Grande amoureuse des arbres t’avais pourtant un destin unique.
    - C’est pas une question de botanique. Tiens toi je suis sûre que tu n’es jamais rentrée en communication avec un arbre.
    - J’ai déjà du mal avec mon chat.

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  • Relecture

    Je relis Alice Miller : «Notre corps ne ment jamais ».

    Les mots : "peur du châtiment", "répression des émotions fortes" me sautent à la tête.
    Les livres sont comme des codes secrets.

    Notre vie peut nous permettre de décrypter à chaque lecture le sens des mots qui, "presque" indépendamment d’un auteur, nous parlent.

    © mh,