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La lettre de mh - Page 7

  • Une sombre histoire de culotte, ou le non-info du jour

    Ce matin dès potron-minet, je vais faire un tour sur mon blog que je visite assez peu ces temps dernier et que vois-je qu’ouïs-je qu’acoustiquès-je ? Hautetfort me prévient que l’AFP a déposé une plainte contre mon humble blog. C’est ma faute, c’est mon humble faute, même si je n’imaginais pas que l’on aille chercher une note si lointaine pour me chercher des poux dans le blog.

    Bon il s’agissait d’une note de juin 2008 traitant de la junte birmane et d’une initiative qui consistait à envoyer des petites culottes à l’ambassade de Birmanie. Trouvant assez rigolo de noyer de petites culottes l’ambassade d’un pays dont la réputation n’est plus à faire, j’avais donc retransmis l’info dans son intégralité. Honte sur moi, je me repends. Je n’en pense pas moins certes, mais je me repends.

    Sisi

    mh, repentie donc.

  • Média-charme

    Les mots remplissent la pièce et c'est de ma bouche qu'ils sortent.

    Il semble que mes lèvres soient découpées pour les dire, ma langue pour les prononcer, l'air pour qu'ils y vibrent, le corps de mon ami sur le moelleux de la couette pour les encourager.

    La beauté juste des mots agencés en phrases, comme un puzzle de sens reconstitué, donne la pulsation à ma lecture.

    J'entends le silence de mon ami, puis le liquide qu'il boit, puis la tasse qu'il pose et son silence à nouveau.

    L'attention qui nous unit: lui qui écoute et moi qui lis lentement sans la peur d'abîmer les mots. Quand, au milieu d'une page, je gâche une phrase, je la reprends sans m'affoler plus absorbée encore.

    J'ai installé un charme. Il est tenu et dense. Sa présence palpable entre nous est un cadeau que nous nous faisons. Mes lèvres se joignent sur un point. Je ferme le livre. Je le pose sur une pile. Je marche vers mon ami. Il saisit ma main, celle qui tenait le livre, et l'embrasse.

    " elle qui lit "

    mh,

  • Salut à la dame.

    C’est un souvenir gustatif : une salade de pêches accompagnant la tourte du boulanger de Sainte Marie de Campan.

    C’est une dame à peine âgée, blonde, très chic, l’air fatiguée, qui venait nous chercher en deux-chevaux à la sortie des bals de montagnes.

    Elle m’invitait souvent, durant les vacances de ses petites filles, à Saint Jean de Luz et dans une bergerie transformée en belle maison vivante au-dessus de Sainte-Marie-de-Campan.

    Une dame légère et présente qui donnait, aussi, de la classe au futile.

    La grand-mère de mes amies.

    Leur « Boum ».

     

    Salut à la dame.

     

    mh,

  • Dieu est bo... bo ! Ou les paraboles de mh,

    Par la grâce d’un Dieu écolo-bobo-bio, j’ai trouvé un travail près de mon domicile.

    Nous sommes en phase d’observation, mes patrons et moi-même et je vous dirais, dans un ou deux mois, si la grâce s’est réellement posée sur ma tête ou si son dépositaire me faisait juste une fleur de 5 minutes.

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  • URGENT: APPART A PARIS !

    Une amie cherche un appartement, 3 pièces à Paris dans le 20e, le 11e ou le 10e.

    Bon je rectifie plutôt 2 grandes pièces? MAXIMUM 1200 euros.

    C'est urgent, elle ne trouve pas et son propriétaire veut vendre.

    Merci de m'envoyer un mail si vous avez ça dans vos cartons.

    mh, merci de votre aide !

     

  • Cette sorte de prison, ou femme décousue ?

    Il était une fois... c'est comme ça que commencent toutes les histoires, il était une fois.

    À moi histoires non écrites ! À moi non dit ! À moi silence !

    Je suis aphone. Peut-être n'ai-je plus à dire. Sauvetage.

    Que vais-je dire, que dois-je dire ?

    Je suis donc une contemplative.  Au revoir les mots, je suis entrain de vous perdre. J'ai comme une absence.

    Je parlais de l'absence du manque de cet enfant que je n'avais pas et aujourd'hui, l'insidieux manque des mots se fait sentir.

    Jamais content, nous sommes...

    Jamais.

    Maintenant à quoi je joue avec des fils et des aiguilles ?

    Un autre langage, une langue moins difficile, une langue plus appropriée à l'état dans lequel je me suis mise. Pauvre pauvresse au lieu d'ajouter, je soustrais.

    Cette sorte de prison...

    Ou un piège ? Un piège de femme. C'est ça ?

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  • La queue de la poule ou écrire pour ne rien dire

    Harrisonrr.jpg(Texte extirpé des entrailles du blog)

    Enfoncée dans un canapé, un roman (Jim Harrison, la route du retour) dans une main et la queue d'une poule dans l'autre (en chocolat: la poule j'adore ces divins gallinacés). Je songeais au monde et à mon action dans celui-ci entre deux bouchées.

    Au bout de 5 minutes j'ai arrêté cet exercice

    1) d'une part parce que je n'avais aucune main libre pour me gratter la tête et que je suis tombée de l'arbre depuis si longtemps que je ne sais plus bien me servir de mes doigts de pieds avec la dextérité de mes primates ancêtres.

    2) d'autre part parce que je n'ai pas eu envie de penser à la façon dont je pouvais nuire au monde la bouche pleine de chocolat et engoncée dans mes coussins.

    3) et aussi parce que si je suis nuisible au monde (en cherchant bien je dois l'être) dans cette position, je pourrais toujours prétexter devant un tribunal mondial qui aurait débusqué mes dangereuses activités, que, consciente de ma culpabilité à l'égard du monde, j'ai entrepris de me suicider à la poule… euh au chocolat veux-je dire, à l'oubli de moi-même, dans des coussins et à la lecture de Harrison.
    Oh joie ! ! ! ! Le ventre de la poule est rempli de poissons et de coquillages.…
    Et la chute mh ? LA CHUTE ! ! !
    Il FAUT lire les "légendes d'automne" de Jim Harrison si vous ne les connaissez pas. Ça coûte trois francs six sous: c'est en poche aux éditions 10/18. Ce sont de vrais histoires puissantes, écrites avec beaucoup de force. Un torrent.

    Dites-moi si vous n'aimez pas… Et si vous aimez !

    LA ROUTE DU RETOUR

    Jim HARRISON

    mh,