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histoires

  • Sortilège - Journal macronique

    Il y a quelques années, après une rupture un peu plus extravagante que les autres, j’entrepris une psychanalyse.
    Je n’étais pas en mesure de mettre un mot aussi clair sur ce que j’entreprenais. Je n’étais plus en mesure d’entendre les conseils et les recommandations de mes meilleures amies. Je tombais dans tous les pièges et me cognait à tous les murs. J’avais le besoin urgent de parler à… un professionnel.
    Je choisis dans l’annuaire de dans mon quartier la première psychiatre de la liste — il fallait que ce soit une femme — pressentant que si elle était formée à guérir les maladies mentales, elle pourrait venir à bout de mon gros malaise post-rupture...

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  • Parfois s'enfuir - Journal Macronique


    Après les paniques diverses déversées dans les “actualités”, les Pyrénées me semblent, un refuge acceptable.
    Là où le “C et T” y voit un moyen de “poser 2 kilos de son sans emmerder personne ” (*Voir ci-dessous), ce qui aurait l’avantage d’éloigner les importuns, j’en envisage le calme, du coup par intermittence.
    La proximité d’un entourage bienveillant et un air qui ne me tire pas des larmes dès les beaux jours (à Paris, je pleure beaucoup) pourrait, aussi faire pencher la balance vers cette reconquête de mon sud-ouest.
    Pourtant, malgré la foule, la chaleur, les menaces réelles ou statistiquement négligeables, redescendre vers les montagnes n’est pas si simple.

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  • La maison derrière la vitre.

    hommeplage.gifJ'ai longtemps rêvé de maison.
    J'ai, dans ma petite chambre d'étudiante en son temps, puis dans mes studios parisiens, toujours imaginé les maisons où, plus tard, je me voyais vivre.
    Pour étayer mes rêves, je pillais les bibliothèques de tous les livres de décoration. Je me ruinais avec un plaisir extrême, en revues luxueuses, pleines du "chez soi" des autres, de bois précieux, de cuisines splendides.
    Les deux premiers romans que j'ai tentés d'écrire et surtout de finir, se nourrissaient de bâtisses anciennes retapées, et de jardins. Je créais là, ce que je ne pouvais ou ne savais créer ailleurs. Mes héros ou héroïnes y vivaient à tel point ! Je pouvais, dans mes mots, soigner une décoration issue de mes lectures et de mes rêves. J'habitais à la fois les maisons et l'histoire. Je me sentais chacun des personnages.
    Être à la fois une maison et un jardin, être un vieil homme et son exil, être les montagnes, la fuite, la joie, la violence, la mélancolie, la colère.
    Un moment, J'ai cru devenir amoureuse d'écrire, puis j'ai compris que j'habitais mes mots, que là se trouvait ma demeure.
    J'ai abandonné les livres et les revues que je feuillette désormais plus légèrement.Je ne m'inquiète pas de celle que jamais sans doute je ne construirais puisque je tente de la bâtir en moi. Mes mots devenant le reflet de ma propre architecture.
    J'ai passé des heures à rêver. J'ai passé des années à tenter de construire mes histoires.

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  • Bon alors ! Mon concours pour gagner un bon cadeau de 50 euros ?

    C'est plus bas et la cloture, normalement c'est aujourd'hui minuit !!!

    Je choisis le commentaire qui me plait le plus et c'est son auteur qui gagne.

    Pour le moment y'en a deux.................... qu'est-ce que vous attendez m'enfin !!!!

     

    c'est là: http://www.lalettredemh.com/archive/2010/02/05/bonne-histoire-pour-bon-cadeau.html

     

    mh,

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  • Le retour de Jorgue.

    bourguignon.jpgTandis que le « c et t » gagne son pain à la sueur de son front, j’ai invité Jorgue à un déjeuner des plus frugal : Les restes du bourguignon d’hier soir, un roquefort à tomber et du pain fait de mes blanches mains, vaguement aidée pour le pétrissage, par la machine à pain.
    - On se voit en cachette ?
    - Non, je n’ai pas dis que tu venais c’est tout.
    - Il est bizarre ton mec.
    - … Paraît qu’on a les hommes qu’on mérite.
    J’enlève le couvercle de la cocotte en fonte. Le fumet du bourguignon qui a cuit tout doucement trois heures, envahit la pièce.
    - Je crois qu’on va se régaler, dit Jorgue.
    - Merci. Et toi tes femmes ?
    - Quoi mes femmes, je suis amoureux depuis 4 ans ? Tu as oublié ?
    - Non.
    J’ai servi Jorgue. J’ai installé les assiettes sur la table basse du salon. J’ai l’impression de pique-niquer en douce. Ça m’agace.
    - C’est bon mh,
    - C’est drôle de se revoir après tant de temps. Tu as un peu grossi.
    - Eh ! Toi aussi.
    - Oui mais toi, ça te va bien.
    Jorgue hausse les épaules.
    - Je vais vivre avec elle.
    - Il t’a fallu trois ans pour te décider ?
    - Pas moi mh, elle. Il lui a fallu trois ans pour se décider.
    - …
    - C’est bizarre non ?

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  • Écrire propre.

    affiche_balai_410.jpgJ’écrirais pas trop propre parfois ?

    Je relis mon histoire de pieds: c’est l’impression que j’ai. Envie de saloper tout ça. Tiens un mot comme saloper, plutôt Rougekiwi qui le dirait.
    RK, qui déballe. *
    Le souci avec le déballage ? Les limites, peut-être.
    Dans une histoire, on n’en met pas… C’est ça la ruse. On se sent moins (j’avais écris MOI !) dépossédée. En plus on créait un « objet ».
    Mais, c’est peut-être moi : « me sentir dépossédée ».
    Une histoire aussi, une vraie. Une où on y va vraiment, c’est quand même un truc de fou. Un truc de folle givrée collée au plafond. Un bordel de soi ou on ne sait plus qui est « je ».
    Un machin plein de mots incapables d’être le réel, écrit par une qui un jour a aussi entendu causer les arbres.

    Tout ce qui est écrit « c’est des blagues » de toute façon comme dirait la louloutte.
    Vaste vaste blague.
    Que des histoires...

    mh, (et celui là de texte, est-ce qu'il a pas un peu plus l'air écrit avec les pieds ?)

     

     

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  • Blabla et la 50 !

    La voici la voili !

    Entre la 49 et la 50 il s'est passé quelques petits trucs: j'ai rencontré un homme, j'ai déménagé et j'ai fait une enfant. C'est fou comme je suis ordonnée ! Hein !

    Gros bisous à tutti :à tous les lecteurs anciens et nouveaux, la vie va, la vie vient.

    Bon il va me falloir de sérieux encouragements pour la 51ème, parce que en plus, la ninette grandie et je... rédéménage !!!!

    mh,

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  • L'amour de Jorgue

    - Tu penses à quoi mh ?
    - A rien, je ne sais pas il fait beau. Tu es heureux ?
    - Quelque chose d'approchant.
    - Tu es amoureux alors ?
    - C'est mieux que d'habitude.
    - Parce qu'être amoureux c'est de tes habitudes ?
    - Non mh, c'est tranquille je ne suis pas amoureux. Je me sens tout proche tout proche d'elle. Je suis calme. Je suis bien.

    Jorgue et là, assis dans le fauteuil. Il ne tripote rien. Il a le regard clair. J'ai du mal à le supporter.

    - Tu me présenteras ta merveille ?
    - Ce n'est pas une merveille. C'est quelqu'un.

    Je tourne, je vire. Je mets de l'eau à chauffer pour le thé. Je pousse les livres qui dépassent. Je plis des tee-shirts. J'essaie vainement de les caser dans l'armoire. Je repars chercher le thé. Je le verse dans les mugs. Je sors une plaque de chocolat. Il faudra qu'un jour, un jour, un jour je n'imagine pas quand, je ne sais pas comment il faudra qu'un jour je déménage. J'aurais plus de place pour ranger les tee-shirts, les amis les livres. Et toutes ces foutues émotions et toute cette foutue place qu'elles tiennent.

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  • Son existence

    - Jorgue, si tu m'imaginais comment je serais ?
    - ... Pliable ???
    - Non sérieusement, si tu devais m'imaginer comment je serais ?
    - Dis-moi d'abord comment je serais si tu m'imaginais, que je puisse suivre ton... intéressant raisonnement.

    Parfois, quand je regarde Jorgue, je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'il n'a pas de cerveau. Il a tout un tas de membres bien répartis. Il a aussi un vélo des Pays-Bas et j'ai un mal de chien à lui faire avaler de temps à autre un soupçon de thé.

    - Et pour mademoiselle, ce sera ?
    - Un déca merci.
    - Deux, ajoute Jorgue sans regarder le garçon.
    Le jeune homme un peu maniéré s'éloigne.
    - Il a dit mademoiselle !
    - Il l'a dit aussi à la vieille femme dans le coin avec son petit chien.
    - Saboteur !
    - Tu parlais d'imagination ?
    - Oui.
    - Voilà mademoiselle.

    Le garçon pose les deux tasses et deux verres d'eau sur la table.

    - Elle est bien la tarte au chocolat ?
    - Mieux que ça. Elles sont faites ici.
    - Alors une tarte au chocolat, tu veux quelque chose Jorgue ?
    - Non

    Il repart.

    - Jorgue, tu crois que mh c'est moi ?
    - Ah !

    Jorgue a une drôle de lassitude dans l'œil. La musique un peu jazz, un peu blues, plus forte depuis cinq minutes, est belle dans l'espace gris à l'allure de paquebot. Au pied de l'escalier central deux garçons veillent pareils à de longilignes statues noires.

    - Je te fatigue ?
    - Non non.
    - Votre tarte au chocolat, dit le garçon en passant la tarte ronde avec une petite feuille dorée devant le nez de Jorgue.
    - Merci... ça va pas Jorgue ?
    - Non.
    - Quoi non ? Ça va ou ça va pas ? Tu regardes ta tasse comme si tu allais y lire l'avenir. T'as oublié ton bonnet. Et les pneus de ton vélo sont dégonflés.
    - C'est terrible, n'est-ce pas ?
    - En plus tu es agressif. Elle est magnifique cette tarte tu veux goûter ?
    - Pourquoi mh ce ne serait pas toi ? Demande Jorgue, les yeux sur la mademoiselle mamie avec son chien.
    - Oh ! C'est l'heure des bougies !

    La lumière a baissé. Cinq ou six garçons parcourent la salle, portant sur leurs plateaux des photophores en pyramide. Ils évoluent avec grâce entre les tables et posent sur chacune une flamme dans son verre gravé. Le visage de Jorgue m'apparaît résigné et d'une tristesse inconsolable.

    - Et si mh n'est pas toi, pourquoi serais-je Jorgue ? Ce Jorgue là que tu mets dans ta lettre. Ce pantin avec son vélo !

    Je ferme les yeux un instant. J'écoute la musique. Je prépare une réponse. Quand je les ouvre, il a disparu. Le garçon a enlevé sa tasse. Rien qui puisse dire qu'il fut jamais là à me reprocher son existence.

    Je déguste lentement ma tarte. Je regarde des gens chics évoluer dans un bruissement de vêtements d'hiver autour des tables et de leur bougie.

    Je suis bien. Je me fais un peu peur.

    mh,

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