vendredi, 16 août 2013

Leurs mains sont bleues.

mainsbleus.jpgSimplement parce que je venais de m’acheter un nouveau pantalon. Un jean bleu. Simplement parce qu’en passant mes mains dessus elles le sont devenues, je me suis souvenue de ce livre de Paul Bowles. Le titre, le nom de l’auteur et le fait que je l’avais bien aimé. Je l’ai cherché une première fois dans ma bibliothèque, je ne l’ai pas trouvé. Je pensais à un vieux livre élimé. Il ne l’était pas. Je viens de remettre la main sur un joli souvenir.

 

mh,

jeudi, 15 août 2013

Mon grand-père faisait des cordes.

Mon grand-père faisait des cordes.

Je me revois en train de tirer vers moi, de toutes mes forces un engin cruciforme en bois, et de le tourner sur lui-même. Le papi Solano au fond de la cour, et moi à l'autre bout, presque sur la route.

Ce n’était pas des petites cordes  hein !

Il était maigre, tout en muscles jusqu'à sa mort. En colère quasiment jusqu'au bout aussi.

 

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mercredi, 14 août 2013

Envie

 

gscolette.jpgHumpfff , c’est l’été.
Demain, la Ninette est en vacances.
J’ai envie de relire Colette.
Dans un hamac, le matin, avec un thé à portée de main, un plaid en cas de fraîcheur et du silence.

« Adorable Colette qui savez tenir un porte-plume comme personne au monde, reconnaître un melon honnête, un vrai bijou, un cœur d’or… Colette, pour vous

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mardi, 13 août 2013

Destinée hypothétique ou Conversation de terrasse.

- Malie, je suis passée à côté de ma destinée
- Il n’est pas si tard
- En fait, je suis une grande amoureuse
- Toi ?
- Oui, j’avais une destinée de grande amoureuse et je passe à côté je le sens.
- Ah.
- Tu vois, il faudrait juste que je me recentre… tu m’écoutes ?
- Je suis tout ouï
- Je laisse tomber le thé le chocolat, les livres, les arbres, les babioles, la pluie, le soleil, la musique, le rythme, danser…Tout ça quoi.
- Oui.
- Oui, je te dis puisqu’il faut que…
-…tu te recentres c’est entendu.
- Ce qui va me donner le plus de mal c’est la danse et les arbres
- Grande amoureuse des arbres t’avais pourtant un destin unique.
- C’est pas une question de botanique. Tiens toi je suis sûre que tu n’es jamais rentrée en communication avec un arbre.
- J’ai déjà du mal avec mon chat.

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lundi, 12 août 2013

Relecture

Je relis Alice Miller : «Notre corps ne ment jamais ».

Les mots : "peur du châtiment", "répression des émotions fortes" me sautent à la tête.
Les livres sont comme des codes secrets.

Notre vie peut nous permettre de décrypter à chaque lecture le sens des mots qui, "presque" indépendamment d’un auteur, nous parlent.

© mh,

dimanche, 11 août 2013

Rouge kiwi fait la cuisine

tarbais.jpgarf arf arf arf arf !

Non rien.

Bon à ta décharge, les indications sur les boites me laissent moi aussi parfois pantoise.

Mais le coup du trempage des haricots tarbais qui se sentent mieux la nuit pour tremper, c'est joli quand même.

T'aurais du aussi soulever la question de la lune.

Laissons là les haricots (c'était mangeable les haricots trempés en journée ?)

 

Je vais essayer de faire un truc avec un chou.

sisi.

 

Pour les non initiés voir là: RK et les haricots tarbais.

 

L'association du haricot tarbais.

Recettes de haricots tarbais

samedi, 10 août 2013

La dissolution

dissolution.JPGLa radio crie dans mes oreilles, je vais l’éteindre. J’ai passé ma soirée à répondre au téléphone et à user mes yeux sur l’écran. Je me serais bien laisser tenter par le film chinois qui passait au cinéma en bas mais non, une vieille flemme.

Le silence relatif de la matinée m’appartient. Voilà, je m’offre un cadeau, écrire, le téléphone décroché, le thé sur la table orange. Le temps de penser ou le temps de ne pas penser. Au choix. Je ne suis obligée à rien. Non rien ne m’oblige. Je me laisse guider par l’envie. J’écris. J’ai le temps pour poser quelques pensées et les offrir telles quelles. Pour qui est le cadeau pour moi ? Pour vous qui lisez les mots ?

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vendredi, 09 août 2013

La maison derrière la vitre.

hommeplage.gifJ'ai longtemps rêvé de maison.
J'ai, dans ma petite chambre d'étudiante en son temps, puis dans mes studios parisiens, toujours imaginé les maisons où, plus tard, je me voyais vivre.
Pour étayer mes rêves, je pillais les bibliothèques de tous les livres de décoration. Je me ruinais avec un plaisir extrême, en revues luxueuses, pleines du "chez soi" des autres, de bois précieux, de cuisines splendides.
Les deux premiers romans que j'ai tentés d'écrire et surtout de finir, se nourrissaient de bâtisses anciennes retapées, et de jardins. Je créais là, ce que je ne pouvais ou ne savais créer ailleurs. Mes héros ou héroïnes y vivaient à tel point ! Je pouvais, dans mes mots, soigner une décoration issue de mes lectures et de mes rêves. J'habitais à la fois les maisons et l'histoire. Je me sentais chacun des personnages.
Être à la fois une maison et un jardin, être un vieil homme et son exil, être les montagnes, la fuite, la joie, la violence, la mélancolie, la colère.
Un moment, J'ai cru devenir amoureuse d'écrire, puis j'ai compris que j'habitais mes mots, que là se trouvait ma demeure.
J'ai abandonné les livres et les revues que je feuillette désormais plus légèrement.Je ne m'inquiète pas de celle que jamais sans doute je ne construirais puisque je tente de la bâtir en moi. Mes mots devenant le reflet de ma propre architecture.
J'ai passé des heures à rêver. J'ai passé des années à tenter de construire mes histoires.

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jeudi, 08 août 2013

Le nombril de Jorgue

rhumee.jpg- Booooooooorgue !
- Ne crie pas mh.
- Bu beux b'abener le bhé ?

Jorgue farfouille dans la cuisine. Engoncée dans le canapé, je sens une migraine féroce fondre sur moi. Trêve de coquetterie, je me mouche bruyamment pour tenter de dégager mon nez et miracle, j'y parviens... J'entends l'eau bouillir.

- Jorgue, l'eau bouillie ce n'est plus de l'eau, dis-je dans un soupir de dame au camélia à Jorgue qui vient poser le petit plateau orange sur le trépied contre les livres.
- Tu vas boire ton thé, avaler tes médicaments et te taire mh ! Gronde Jorgue avec sa fausse voix en colère.

Il s'est trompé. Il a posé le mug en porcelaine avec de grosses fleurs violettes sur le plateau orange. MON mug, c'est celui avec les dessins de roses anciennes. Il vient ici tous les deux jours et il ne voit même pas ce que j'aime.
Je trempe mes lèvres dans ce que Jorgue appelle du thé.

- Berkkeupeu ! T'as mis du sucre ! Tu ne le sais pas encore que je ne prends JAMAIS de sucre !
- Tu m'ennuies mh ...
- Je suis malaaaade, et t'es même pas capable d'être un petit peu attentionné !
- mh...
- T'as pas rendez-vous avec une de tes créatures ce soir ? Tu te forces à rester ici avec moi et dans ton espèce de tête tu penses que tu serais beaucoup mieux à tripoter ta créature. A te rendre complètement ridicule devant une fille qui porte des escarpins neufs. D'ailleurs D'AILLEURS je suis sure qu'elles ne sont même pas foutues d'apprécier le foie gras que je te ramène. TES créatures
- Tu le bois ton thé ? Il est bouillant. Tu vas le renverser sur l'étole et tu vas te brûler.
- JE FAIS CE QUE JE BEUX AVEC BON BHÉ !

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