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mercredi, 18 septembre 2013

Une heure, une histoire: "Roses"

Mes devoirs : Une histoire en une heure, pas plus pas moins. Bonne lecture !

J’ai toujours aimé la pluie.

Aujourd’hui elle ne tombe pas vraiment en averse drue comme je la préfère. Elle vient, puis repart en douce.
Le ciel est mi-figue mi-raisin, mi-bleu mi-gris foncé et même si j’aime la pluie parfois je me rends compte comme le temps influence mon humeur.

 Yvan est partie à l’aube. Il n’a pas pris de parapluie même pas l’imperméable jaune qu’il affectionne et que je trouve horrible. Il est parti avec un mince pull sur les épaules. Il est de ceux qui font confiance au calendrier. L’été c’est l’été, « je ne vais tout de même pas mettre un pull en été ». S’il meurt de froid dans la journée il ne l’avouera pour rien au monde. J’aime Yvan. Si de cela je suis capable, j’aime Yvan un peu comme la pluie, même comme les averses drues.

 Son existence demeure pour moi un apaisement continuel. Je lui sais gré de réagir toujours avec intelligence et compréhension à mes sautes d’humeur.

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Bureau de mh, qui bosse.

bureaumh.JPG

Oh là ! C'est que j'ai vraiment l'air de bosser là !

 

mh, auto-impressionnée. (bon, trève de plaisanterie: plus que 1 heure avant d'aller chercher la ninette à l'école...)

CONCENTRATION !!!!!!!!!!!!!!!!!

voglercouv.jpgUn peu grandilopouet mais….

Mais gardez espoir, car écrire est  magique. Même l’acte le plus simple de l’écriture est presque surnaturel, à la limite de la télépathie. Pensez seulement : nous faisons quelques signes abstraits sur un morceau de papier dans un certain ordre et quelqu’un, n’importe où dans le monde, à des milliers d’années de nous peut ainsi connaître nos pensées les plus profondes.

….

QUICONQUE A ESSAYE D’ÉCRIRE SÉRIEUSEMENT C'EST POURQUOI NOUS AVONS TELLEMENT BESOIN DE SOLITUDE ET DE CONCENTRATION… (c’est moi qui « majuscule « !)

Extrait de : Le guide du scénariste : La force d'inspiration des mythes pour l'écriture cinématographique et romanesque

mardi, 17 septembre 2013

L’autre livre, l’autre…

Parfois, j'imagine les livres formant une guirlande, d'auteurs à auteurs, d'un lieu à l'autre. Le dernier Delplanque me fera lire bientôt, Kossi  Efoui : L’ombre des choses à venir.

D'autres livres m'ont menés ailleurs. Adolescente, je ne supportais pas Anaïs Nin. Plus tard, d’un coup, à mon rythme, je suis tombée avide, perplexe dans son journal. Elle m’a lancée à Miller, et de Miller je suis allée vers le quatuor de Durell et la tambouille paléolithique  de Delteil. Je ne me souviens plus jusqu’à quels auteurs j’ai suivi le fil des livres. Je ne suis même plus très sûre de l’ordre de la lecture.
Je crois que le boulevard du Montparnasse que je remontais en songant aux promenades des écrivains américains entre les deux guerres, n'était pas étranger non plus à ce "relais" littéraire. J’ai aimé les Américains à Paris, longtemps, (toujours) puis, Hemingway m’a ramenée au français (Suisse) en France en me tendant « la main coupée » de Cendrars.

La merveille d'un bon livre c'est qu'il y en a toujours un autre quelques part. Il faut juste suivre la bonne piste et ne jamais se forcer à rien.

 

mh, liseuse

 

 

vendredi, 13 septembre 2013

Abrutis ?

frantz delplanque,elvis et la vertu,abrutis,pau,landes,pays basque"Les abrutis forment une grande famille, ils se reconnaissent sans avoir besoin de se renifler l'anus contrairement aux chiens, qui ont au moins mis en place un protocole d'évaluation." Frantz Delplanque: "Elvis et la vertu"

mh qui rit.

mardi, 10 septembre 2013

Transportée.

Et si je n’avais rien perdu ?

Ni la langue des arbres

Ni le « sentiment océanique »

Ni l’indescriptible perceptibilité musicale

Ni la jouissance à écrire

Ni, ni, ni…

Juste là, tout se cacherait, derrière les yeux de ma fille.

 

Dieu ! Ce qui nous transporte !

 

mh,

lundi, 09 septembre 2013

Jour de viande… ou angoisse préhistorique.

b53935ae46f9bb6151c18ce2870f0593.jpg(Note du 16/09/09 mais c'est l'automne et j'ai pris froid...)

Ce matin, vêtue de mes peaux de bêtes les plus fines et armée du gourdin habituellement dissimulé dans les fourrés qui masquent l'entrée de ma caverne, j'attends le visiteur annoncé par les signaux de fumées de ma voisine Argaoum. (sic)

L'angoisse monte, il fait un froid de chien baltique, pourtant des gouttes de sueur perlent à mon front. Argaoum n'est pas experte en signaux de fumées (râle pas Argaoum, c'est vrai) mais ils avaient la consistance de ceux qui annoncent le redresseur d'impôts ou la meute de loups affamés.

Si vous étiez attentif à mes propos et aux péripéties d'une vie de mh, vous vous demanderiez, pourquoi cette pauvre enfant revêt ses atours tannés de frais et courts coupés pour accueillir l'inconnu menaçant. Sachez, mesdames et messieurs, qu'en ces temps préhistoriques, lorsque vous êtes une fille seule à chasser le bison avec les copines, il faut savoir saisir l'occasion de confier les tâches les plus ardus au moindre dominant de l'espèce qui se présente. En ces temps obscurs, il y a moins de risques à agencer la déco de la caverne ou à cueillir des bais en vous faisant lutiner par Nestor- homme malin et végétarien- qu'à courir après les protéines.

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samedi, 31 août 2013

le mur mouillé.

Autrement il faut qu’elle appelle le plombier. L’eau n’arrête pas de couler sous la tapisserie. Elle n’est pas si idiote. : avant de prendre son téléphone  elle va fermer l’eau. 

Depuis que cela lui était arrivé, elle se perd dans un océan d’interrogations. Tout devrait être plus simple maintenant non ?  Elle s’imagine ça : que maintenant tout doit-être simple.

La première fois de sa vie qu’elle appelle un plombier. Elle tombe sur une femme qui lui demande de décrire son problème. « Mon mur est tout mouillé, j’ai un problème de plomberie ».

Il faut vraiment être fatigué pour raconter à un plombier que l’on a un problème de plomberie.
On ne le réveille pas en pleine nuit pour lui raconter qu’on a mal aux dents.

Le mur est mouillé mais l’eau ne coule plus.

C’est drôle la place que cela prend cette histoire de plomberie.

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mardi, 20 août 2013

En dansant

Parfois, je ne peux rien y faire,
je danse
je marque le rythme que je peux
je danse
jusqu'à la transe quand je m'y laisse prendre
Je danse avec des gens avec des arbres avec l'air avec le soleil avec ma souris (sic)
ma tête se balade,
je ne peux imaginer l'effet que je fais à ceux qui me regarde,
cela me devient parfaitement égal.
J'aime l'idée de danser dans des endroits parfaitement inappropriés
juste cette magie de l'instant.
Il m'est impossible de décrire cela avec des mots,
mais
je sais que tout a un rythme

que certains silences se dansent aussi.

(c) mh,