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mardi, 10 septembre 2013

Transportée.

Et si je n’avais rien perdu ?

Ni la langue des arbres

Ni le « sentiment océanique »

Ni l’indescriptible perceptibilité musicale

Ni la jouissance à écrire

Ni, ni, ni…

Juste là, tout se cacherait, derrière les yeux de ma fille.

 

Dieu ! Ce qui nous transporte !

 

mh,

lundi, 09 septembre 2013

Jour de viande… ou angoisse préhistorique.

b53935ae46f9bb6151c18ce2870f0593.jpg(Note du 16/09/09 mais c'est l'automne et j'ai pris froid...)

Ce matin, vêtue de mes peaux de bêtes les plus fines et armée du gourdin habituellement dissimulé dans les fourrés qui masquent l'entrée de ma caverne, j'attends le visiteur annoncé par les signaux de fumées de ma voisine Argaoum. (sic)

L'angoisse monte, il fait un froid de chien baltique, pourtant des gouttes de sueur perlent à mon front. Argaoum n'est pas experte en signaux de fumées (râle pas Argaoum, c'est vrai) mais ils avaient la consistance de ceux qui annoncent le redresseur d'impôts ou la meute de loups affamés.

Si vous étiez attentif à mes propos et aux péripéties d'une vie de mh, vous vous demanderiez, pourquoi cette pauvre enfant revêt ses atours tannés de frais et courts coupés pour accueillir l'inconnu menaçant. Sachez, mesdames et messieurs, qu'en ces temps préhistoriques, lorsque vous êtes une fille seule à chasser le bison avec les copines, il faut savoir saisir l'occasion de confier les tâches les plus ardus au moindre dominant de l'espèce qui se présente. En ces temps obscurs, il y a moins de risques à agencer la déco de la caverne ou à cueillir des bais en vous faisant lutiner par Nestor- homme malin et végétarien- qu'à courir après les protéines.

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samedi, 31 août 2013

le mur mouillé.

Autrement il faut qu’elle appelle le plombier. L’eau n’arrête pas de couler sous la tapisserie. Elle n’est pas si idiote. : avant de prendre son téléphone  elle va fermer l’eau. 

Depuis que cela lui était arrivé, elle se perd dans un océan d’interrogations. Tout devrait être plus simple maintenant non ?  Elle s’imagine ça : que maintenant tout doit-être simple.

La première fois de sa vie qu’elle appelle un plombier. Elle tombe sur une femme qui lui demande de décrire son problème. « Mon mur est tout mouillé, j’ai un problème de plomberie ».

Il faut vraiment être fatigué pour raconter à un plombier que l’on a un problème de plomberie.
On ne le réveille pas en pleine nuit pour lui raconter qu’on a mal aux dents.

Le mur est mouillé mais l’eau ne coule plus.

C’est drôle la place que cela prend cette histoire de plomberie.

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mardi, 20 août 2013

En dansant

Parfois, je ne peux rien y faire,
je danse
je marque le rythme que je peux
je danse
jusqu'à la transe quand je m'y laisse prendre
Je danse avec des gens avec des arbres avec l'air avec le soleil avec ma souris (sic)
ma tête se balade,
je ne peux imaginer l'effet que je fais à ceux qui me regarde,
cela me devient parfaitement égal.
J'aime l'idée de danser dans des endroits parfaitement inappropriés
juste cette magie de l'instant.
Il m'est impossible de décrire cela avec des mots,
mais
je sais que tout a un rythme

que certains silences se dansent aussi.

(c) mh,

Ce qui m’échoit.

Je n’écris pas : « à quoi ai-je droit ». Je n’écris pas : « ce que le destin m’a promis ». Je n’écris pas : « ce que je devrais » mais  j’écris : « ce qui m’échoit ».

Devant, il y a la mer, deux colibris dans la fontaine à colibri, la musique dans mes oreilles.

Le vent chasse les nuages.

Quand tu es là mon ami, je me blottis.

Ensuite, tu pars.

Alors je…

Les mondes imparfaits que je construis sont plus sûrs à mes déambulations.

La vie est une histoire qui m’échappe.

(c) mh,

lundi, 19 août 2013

RubrikarOues: L'autre pays

Ils sont d'un autre pays que le nôtre.
D'une autre galaxie.

Ils ne marchent pas.
Minces pâles et musclés, la peau sertie de tatouages, ils volent.
Dans la ville, ces rares papillons gracieux esquivent les passants, les bras levés, le corps en arabesque.
Je me demande un instant si je ne rêve pas, s'ils ne sont pas pur produit de mon esprit; image libre et volante ; quatrième dimension de l'équilibre.

Ils passent.
Nous restons.

Peut être, l'air qu'ils déplacent à peine soulèvera un jour, une bourrasque à nettoyer les rues des scories automobiles.

Je les regarde.

Ils se taisent.
Ils roulent.

Naïfs poètes du mouvement.



(c) mh,

vendredi, 16 août 2013

Ma confiture sent le vernis mat

abricot.jpgLa semaine dernière, chassant le bouquin dans la librairie de mon quartier, je tombe sur un gros poche de chez poche : « Je sais cuisiner » de Ginette Mathiot. Dessus il est écrit « Le livre culte de mère en fille ». Comme je suis crédule, j’ai acheté la somme, ainsi que, toujours en poche et d’égale épaisseur, le « SOS cuisine » de Jean pierre Coffe. En les feuilletant, j’ai noté quelques similitudes. Je suppose que Jean Pierre Coffe fut adepte du dit culte, ou du moins qu’il en eut un jour connaissance. N’étant pas forcément à l’aise avec la notion de dévotion, je suis cependant curieuse des savoir-faire de chacun. J’ai connu dans mon enfance une énorme bible gastronomique à couleur pourpre plus impressionnante qu’un petit poche. Je me sens donc à même d’attaquer sans peine et d’adapter à mon usage personnel les cultes et astuces des uns et des autres.

Las. Ma solitude fut grande lorsque je décidais de mettre mes mains dans la confiture.

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Leurs mains sont bleues.

mainsbleus.jpgSimplement parce que je venais de m’acheter un nouveau pantalon. Un jean bleu. Simplement parce qu’en passant mes mains dessus elles le sont devenues, je me suis souvenue de ce livre de Paul Bowles. Le titre, le nom de l’auteur et le fait que je l’avais bien aimé. Je l’ai cherché une première fois dans ma bibliothèque, je ne l’ai pas trouvé. Je pensais à un vieux livre élimé. Il ne l’était pas. Je viens de remettre la main sur un joli souvenir.

 

mh,

jeudi, 15 août 2013

Mon grand-père faisait des cordes.

Mon grand-père faisait des cordes.

Je me revois en train de tirer vers moi, de toutes mes forces un engin cruciforme en bois, et de le tourner sur lui-même. Le papi Solano au fond de la cour, et moi à l'autre bout, presque sur la route.

Ce n’était pas des petites cordes  hein !

Il était maigre, tout en muscles jusqu'à sa mort. En colère quasiment jusqu'au bout aussi.

 

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